‹ De l'hygiène en AlgérieChapitre 6 sur 74 · V. — VÊTEMENT · texte numérisé non relu

V. — VÊTEMENT

servaient aussi lantique usage d'un vêtement à capuchon, qui ne couvrait que la tête et les épaules. C'était le cacallas ou bardocucallus, aujoiu*d'hui la cape du Béarnais, imitée par nos moines; vêtement analogue au bemous arabe, et qui fut probablement le manteau des premiers Hébreux ^

Pour dire un mot de la cuirasse, elle fut faite d'abord de tissus végétaux, particulièrement de lin, puis de peaux d^animaux non préparées, ou de bandes de cuir, dont l'homme s'entourait depuis les aisselles jusqu'à la ceinture. Toutefois, les Romains, peut-être même dès le règne de Servius-TuUius^, façonnèrent les leurs, soit en lames, soit à chaînettes de fer ou d'airain, dans le genre de nos cottes de mailles, armure que Varron dit avoir été prise des Gaulois^, mais dont l'invention est de toute antiquité. Ensuite ils revinrent à la cuirasse faite de bandes ou de pièces de cuir, assez ordinairement revêtue de lames de fer; et, plus tard encore, aux cuirasses métalliques, à chaînettes ou maillons, à écailles, et même en pur fer, à l'instar de nos corps d'armes, ou cuirasses modernes. Ils y renoncèrent enfin. Le bras et la jambe avaient aussi quelquefois leur armure : les archers portaient un brassard, manica, au bras gauche, et les soldats de ligne, une grande bottine de fer, xvvfJii^, ocreaferrea, sur la jambe droite \

* Shaw, Voy. dans plus, prov. de la Bari, trad. fr. t. I, p. 376-377. ' Juste Lipse, De milit rom. llb. m, dial. vi. » DeUng.lat.]ib.V,S ii6.

Arrien, Tactica, init. — Végèce, De re mil lib. I, cap. xx.

La coiffure militaire de ces peuples est presque universellement représentée par les divers genres de casques, ou de métal, ou de cuir, plutôt encore de cuir et de métal; ordinairement empanachés, ornés de crêtes ou même d^aigrettes; tantôt pouvant se rabattre sur le visage, comme ceux à la grecque, et tantôt relevés par derrière, à la manière de ceux des Parthes. Les Gaidois et les Celtibériens, d'après Diodore, faisaient usage de casques d'airain surmontés de cimiers ^ Ce n'est que par la suite, sous Gratien, que les légionnaires dégénérés d'alors se plaignirent du poids de leiu*s armes, et demandèrent la permission de quitter la cui* rasse, ensuite le casque^. Et, comme le remarque Gibbon, ce ne fut pas l'une des moindres causes des succès remportés par les barbares, et de la chute de l'empire '.

Quant aux chaussures des Grecs , et des Romains leurs imitateiu*s, elles étaient de cuir, conune celles des peuples de la Gaule et de la Germanie ; quelquefois en forme de pantoufles , et d'autres fois en forme de bottines : telles étaient, par exemple, les kprntlSes, les âp- TtiSes, chez les uns; les soleœ, les caligœ, chez les autres.

II. Modernes. — Les premiers Francs étaient vêtus, conune leurs pères, d'une saie de peau. Leur manteau , long par devant et par derrière , ne dépassait pas les genoux, sur les côtés. Plus tard, ils s'équipèrent

' Lib.V, S3o,33.

• Végèce, op, cit. loc. cit.

^ Hist. de hiécad, de Vemp, wm. trad. fr. ch. xxvii, injine.

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