‹ De l'hygiène en AlgérieChapitre 7 sur 74 · V. VÊTEMENT. U · texte numérisé non relu

V. VÊTEMENT. U

à la romaine; et ensuite ils reprirent le sayon, qu'ils recouvrireojt d'une sorte d'habit maillé. Ce serait dès le siècle de Charlemagne, selon le général Bardin\ que Ton voit s'introduire le privilège de l'armure à haubert, laquelle, aussi bien que toutes les autres cottes de mailles, n'est plus remplacée que par la nouvelle armure en fer battu, dès la fin du xiii^, et surtout dans le XIV* siècle, sous Philippe de Valois^, Cette armure, dont l'ensemble est fort compliqué, ne consistait généralement, pour les troupes d'infanterie, que dans la petite cuirasse ou corselet, appelée halecret, et dans le pot-en-tête, petit casque en forme de calotte. Cependant l'habit maillé n'est point entièrement abandonné; le haubert est encore l'armure des seigneiu's et des chevaliers. Rien n'est d'ailleurs bien fixe à cet égard.

Pour la cotte d'armes proprement dite, qui se portait sur Farmure, cette espèce de tunique sans manches, après avoir été le vêtement de parade ou de distinction, des seids princes et chevaliers, devint avec le temps, sous Charles VII, la tenue de tous les hommes d'armes. Elle est remplacée par l'espèce de mantille ou de blouse nommée hoqueton, à laquelle succèdent les divers genres de casaques. Les gambesons ou jaques de peau étaient des sortes de pourpoints rembourrés et portés sous l'armiu^e, jusqu'à ce que l'on cessât de se couvrir de fer, aux xvi* et xvii* siècles. Alors les gens d'armes ne portent plus que la jaquette ou justau-

' Joam. des se. mil. t. XIX, p. g4 et suiv. ann. i83o.

* Danid, Bist. de la mil.jr. liv. V!, ch, i, t. I, p. SgB-dgG.

corps, en gros drap de Vire et quelquefois en buffle. On voit apparaître le feutre, d'abord retroussé d'un seul côté, puis de trois, et qui deviendra notre chapeau Grançais.

Mais déjà, dans la similitude de plusieurs tuniques ou cottes d'armes, nous pouvons apercevoir les premières traces de l'uniforme. Les divers vêtements de fer n'étaient pas non plus exempts d'uniformité. Et quand, sous le règne de Henri III, la casaque fut supprimée, l'ancienne écharpe, portée en ceinture, au temps de saint Louis, et alors mise en bandoulière, servit au même usage, comme signe distinctif des grades et des compagnies. Vers la fin du xvu* siècle, elle est remplacée par les aiguillettes , d'abord formées de lambrequins, autrefois nœuds d'épaule des chevaliers, et auxquelles succédera plus tard notre épaulette. Vinrent ensuite les aigrettes, les plumes imitées des panaches autrefois portés sur le casque, et enfin la cocarde, qui n'avait été, dans le principe, qu'une rose de rubans attachée au chapeau. Ainsi, dès cette époque, et particulièrement sous Louis XIII, au siège de la Rochelle, on vit s'établir des semblants d'uniforme , un costume complet que le changement des armes rendait nécessaire, mais porté sans régularité dans les coideurs et dans la forme. Ce ne fut qu'après toutes ces péripéties, et sous le ministère M. P. d'Argenson, en 1747» et ensuite sous celui de Choiseul, que les habits uniformes, institués par le ministre Louvois, dans le siècle précédent, mais appelés dès ce moment habits

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