OBSERVATION' XVII
Paralysie agitante.
Emilie L... entre le 7 février 1865, à la Salpêtrière, salle Ste-Cécile n° 13 (service de M. Charcot). Elle était alors âgée de A2 ans. L’histoire de cette malade se trouve rapportée dans le travail de M. Ordenstein sur la paralysie agitante, p. h 0. Il termine ainsi son observation après avoir énuméré tous les traitements suivis par la malade.
Depuis le 30 novembre 1869, on emploie des granules d’hyoscya nine d’un milligramme chaque, et voilà ce que communique la malade le 6 décembre : Elle a pris hier trois pilules, une à huit heures du matin, une à trois heures et une à huit heures et demie du soir. Chaque fois, elle a remarqué, une demi-heure après environ , que le tremblement s’est amendé pendant trois quarts d’heure. Elle accuse même qu’il s’est arrêté à peu
près «ne heure après la pilule du soir. Ce matin elle aurait eu un amendement sans cessation complète; mais habituellement, le tremblement est plus intense le malin. Elles s’est plainte hier d’une grande sécheresse de la bouche qui s’est montrée une demiheure après les pilules; elle a un peu mal à la tête. Urines rares, constipation, sommeil normal, pupiles dilatées.
J’ai revu dernièrement cette malade; en 1868, elle resta deux mois sans prendre d’hyoscyamine, et soumise à divers traitements. Pendant ce temps, le tremblement augmente et s’est accompagné de douleuis lombaires a\ec irradiation dans les cuisses. Dès que la malade reprit ses pilules, une amélioration notable se fit sentir assez promptemeut; elle souffre tous les jours où elle ne prend pas de pilules.
La malade de l’Obs. IV de M. Ordenstein ne présente aucune amélioration, mais elle n’a pas été observée pendant une durée assez grande. Louise Q. = (Obs. Y) a eu des instants de calme, sans que jamais le tremblement ait cessé complètement.