ETUDE CLINIQUE L
C'est DALCHÉ qui, le premier, a employé l’expression d’Ayperparotidie. Sur ses conseils, nous voudrions étudier sous ce nom des accidents parotidiens, accompagnés le plus souvent d’une augmentation de volume de la glande, mais caraclerises quelquefois par un simple hyperfonctionnement, et en rapport avec des troubles endocriniens. :
Voyons d'abord les cas où existe un gonflement des régions parotidiennes. La partie inférieure de la face est élargie. On voit une saillie latérale en arrière et en bas de la branche montante du maxillaire, soulevant le lobule de l'oreille, et donnant à la tête l'aspect en poire bien connu. Ceci est encore plus net, lorsqu'on regarde. le sujet de dos, particulièrement quand lhypertrophie
est peu accentuée, Elle est bilatérale, quelquefois plus
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marquée d’un côté que de l’autre. Reverchon a rapporté quelques cas d'origine otique, où elle est unilatérale ; la pathogénie explique bien alors cette unilatéralité de l'affection.
À la palpation, on sent nettement la glande hypertrophiée avec des contours bien définis. La forme en est ovoïde, et parfois on peut délimiter en avant le prolongement massétérin, très augmenté de volume, et recouvrant la partie postérieure du muscle.
La consistance est ferme, élastique, mais on n’a pas la sensation de masse dure, lobulée, que l’on observe habituellement dans la maladie de Mickuliez.
La peau est saine, tendue si l’hypertrophie est considérable, mais sans adhérence à la glande, facilement mobilisable sur elle.
Il n’y a pas de gêne fonctionnelle, ni trismus, ni dysphagie. Dans quelques cas, lorsque la tuméfaction se produit très rapidement, le malade éprouve pendant un certain temps une sensation de tension locale, qui d’ailleurs ne dure pas.
Dans plusieurs observations les glandes sous-maxillaires étaient tuméfiées, reconnaissables à la palpation, et présentant les mêmes caractères que l’hypertrophie parotidienne.
L'examen de la bouche et du pharynx ne donne rien de pathologique. La langue est rouge, humide comme d'habitude. Le canal de Sténon n’est pas perceptible à la palpation, et son orifice est normal sans rougeur au
pourtour.
La salivation est habituellement augmentée, jamais