‹ De L'Hypertrophie Primitive Du CœurChapitre 14 sur 61 · NET V. RES · texte numérisé non relu

NET V. RES

L'asystolie pourrait peut-être s’expliquer par ce fait que le cœur hypertrophié n’a pas pu s'adapter aux nouvelles conditions tensionnelles, après la baisse de la tension artérielle. Mais notre malade a été suivi assez longtemps pour que nous puissions rejeter cette hypothèse ; la tension a été prise très souvent et on l’a toujours trouvée normale ou faible. À ceux qui pourraient penser que les poussées successives de néphrite parcellaire si minime du rein cardiaque ont conditionné des augmentations transitoires et hypothétiques de la tension artérielle, nous opposerons d’autres observations où des infarctus rénaux se sont constitués sous les yeux mêmes du médecin, sans aucune répercussion tensionnelle. Nous avons choisi à dessein cette deuxième observation pour montrer que des lésions très nettes de rein cardiaque avec infarctus anciens ne s’accompagnaient pas. d’hypertension même transitoire.

Enfin, l'existence d’un galop diastolique est à noter. On connaît le pronostic mauvais que l’on attache à ce signe clinique : ici, cependant, le malade n’est mort que neuf mois après la constatation de ce galop.

Pas plus que dans l'observation précédente, on ne peut trouver de cause périphérique à cette hypertro-

phie pure du cœur.

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