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maladie. Si cette albumine existe, elle disparaît rapidement, dès l’administration des toni-cardiaques qui augmentent la diurèse. Les signes de rétention chlorurée, comme les signes de rétention azotée, manquent à cette période ; le dosage de l’urée du sang donne un chiffre normal.
En somme, malgré l’absence de signes de lésions organiques du cœur, les signes de défaillance et d’hypertrophie de cet organe sont au premier plan. Le médecin va donner d’instinct des toni-cardiaques à ce malade dont le cœur faiblit ; il verra se dessiner une amélioration plus ou moins nette : la dyspnée sera moins vive, le foie diminuera de volume, la diurèse deviendra plus abondante et l’albumine disparaîtra en même temps que toute trace d’œdème (manifestations atténuées déjà décrites du rein cardiaque) ; mais le galop persistera le plus souvent et le malade restera plus ou moins confiné au lit.
Au bout d’un certain temps, deux ou trois semaines par exemple, de nouveaux signes de fléchissement cardiaque réapparaîtront ; le médecin sera appelé à redonner de la digitale, une nouvelle accalmie sera suivie du retour des mêmes symptômes, qui deviendront plus tenaces et plus rebelles à la médication tonicardiaque. On aura ainsi nettement le tableau d’une asystolie presque irréductible, malgré tous les traitements qui pourront être mis en œuvre.
C) Période términale,
La durée de la maladie est courte; au bout de quelques semaines parfois, quelques mois en général, les
signes de défaillance cardiaque, en s’accusant, conditionneront un tableau clinique très grave. On pourra observer :
1° De nouveaux signes d'insuffisance ventriculaire gauche
a) De véritables accès d'æœdème aigu du poumon, exigeant une thérapeutique d'urgence, ou accès moins aigus, plus répétés ;
b) Un souffle systolique d'insuffisance mitrale foncttonnelle, témoin de la dilatation ventriculaire, pouvant disparaître au début, après l’administration de toni-cardiaques, réapparaissant avec la faiblesse du cœur ;
c) Enfin, l'alternance, signe précieux-de la déficience fonctionnelle du myocarde, fera son apparition, souvent transitoire, difficile à mettre en évidence, limitée parfois aux quelques contractions qui suivent les extrasystoles ;
d) Le galop peut persister très net, jusqu’à la fin ou bien s’atténuer ou disparaître d’une façon transitaire ;
e) La tachycardie, quand elle existe, est souvent
irréductible.
Dans certains cas, on verra apparaître, à la fin, une arythmie complète par fibrillation auriculaire, avec tachycardie, souffle d'insuffisance fonctionnelle, mais disparition du galop et de l’alternance. Cette arythmie
peut apparaître aussi à titre épisodique et disparaître
ensuite.