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3° Au point de vue du pronostic : s’il peut guérir sans laisser de traces, il peut aussi conditionner la formation d’adhérences pleurales, mais surtout se compliquer de pleurésie séro-fibrineuse ou hémorragique à grand épanchement.
F) Complications pleurales.
L’état de la plèvre joue, en effet, un grand rôle dans l’évolution de l’hypertrophie cardiaque primitive :
1° Les inflammations pulmonaires répétées, prédominant en général aux bases, amèneront peu à peu la formation d’adhérences pleurales à leur niveau, en même temps que se développera une sclérose pulmonaire avec accompagnement constant d’emphysème. Ce processus, que nous ne faisons que signaler ici, n’aura que le temps de s’ébaucher chez nos malades, en raison de la rapidité d'évolution. Cette symphyse ascendante bilatérale des bases aura pour effet d’éterniser les râles de broncho-alvéolite ou d’œdème dans les parties déclives du poumon ;
2° Les épanchements pleuraux auront une influence beaucoup plus nette sur la marche de la maladie. Si l’'hydrothorax est rare, la pleurésie par infarctus est très fréquente surtout à la base droite, elle est d’un très mauvais pronostic et ne guérit pas. Sa formule cytologique, étudiée par MM. Barjon et Cade, nos Maîtres, est mixte, avec de nombreux polynucléaires qui en attestent la nature inflammatoire. Elle dure jusqu’à la mort, nécessitant des thoracentèses en série,