‹ De L'Hypertrophie Primitive Du CœurChapitre 48 sur 61 · PINS · texte numérisé non relu

PINS

S'il y a de l'hypertension, on comprend malaisément la raison d’être de cette grosse hypertension artérielle, en l’absence de toute lésion rénale, viscérale ou artérielle périphérique la nécessitant. »

Le problème était donc nettement posé. Nous ne prétendons ici en apporter, d’ailleurs, qu’une solution acceptable, à la lueur de faits qui, eux, ne nous paraissent pas discutables.

En 1916, dans la thèse de Merland, M. le Professeur Paviot apportait de nouvelles observations, en décrivant « la myocardite hypertrophique d’origine tuberculeuse », et notamment deux nouveaux cas provenant de la clinique de M. le Professeur Teissier (observations III et IV de la thèse de Merland).

A signaler encore des observations comparables dans la thèse de Mauguière (Lyon, 1913, observation I notamment).

Enfin, nous avons eu la satisfaction de trouver dans la thèse de Giroux (Paris, 1922), sur le bruit de galop, la description d’un syndrome qu’il désigne sous le nom de « myocardie ». Elève de Vaquez et de Laubry, cet auteur appelle ainsi un syndrome d'insuffisance cardiaque primitif par trouble de la tonicité. I en donne neuf observations cliniques, sans’autopsies. La description est à peu près identique à celle de notre « hypertrophie cardiaque primitive pure ». Nous croyons avoir donné dans nos dix premières observations, plusieurs exemples de ces «© myocardies », mais, pour mieux faire connaître ces faits, nous avons voulu en donner une description anatomique et his-

tologique en même temps qu'une idée clinique.

Dans un autre ordre d’idées, nous citerons les travaux de Tripier, le maître de l’école anatomo-pathologique lyonnaise. Considérant l’hypertrophie du cœur en elle-même, cet auteur en a montré toute la signification clinique et on sait que pour lui, ce ne sont pas les lésions du cœur, mais son hypertrophie qui fait le cardiaque. Ainsi, se trouve placé au premier plan, un phénomène considéré auparavant comme un simple moyen de compensation de l’organisme. D'autre part, Tripier a montré que, dans certains cas, une hypertrophie vraie pouvait être considérée comme une manifestation inflammatoire. Ces idées, basées sur des faits d'observation, sont donc extrèmement précieuses, pour la compréhension de la maladie que nous étudions.

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