‹ De L'Hypertrophie Primitive Du CœurChapitre 52 sur 61 · AGE · texte numérisé non relu

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l’évolution est plus longue et moins grave, dans la myocardite interstitielle que chez nos malades. La myocardite hypertrophique doit donc être considérée comme une forme bien spéciale, aussi bien au point de vue clinique qu’au point de vue anatomique.

La production d’infarctus viscéraux multiples est pour nous une autre manifestation des modifications infectieuses du milieu sanguin. Ils ne peuvent s’expliquer, dans l’hypertrophie cardiaque primitive, par le mécanisme de l’embolie, puisque nulle part dans l'organisme, il n'existe de caillots capables de se détacher. Il s’agit en réalité de minimes localisations infectieuses, qui se produisent toujours dans les mêmes régions des organes, à la faveur des conditions circulatoires défectueuses dues à l’hypertrophie du cœur. Il se produit donc des phénomènes inflammatoires localisés, donnant secondairement une endopériartérite oblitérante, qui progresse de la périphérie au centre et réalise une lésion d’aspect analogue à celle de l’infarctus par embolie, dont nous sommes bien loin de mettre en doute l'existence possible. Ces lésions sont pour nous une preuve de l'existence d’une

infection sanguine latente.

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