Richer. Loc. cit. p
Peugniez
être restée pendant qodqoe temps dam, cette position, met à sensible ans agents extérienrs, ne se réveillant n. “‘J autour d'elle, ni aux pincements, ni aux secousses les pins ortes «e s'agitait dans mn.es les directions, se peloton»,t, souvent se me ta la tête en bas. les pieds en l'air et appojée contre le mer. La fi S était alors ronge, gonflée, anxieuse. La respiration s.r,était instant, puis c’étaient des soupirs bruyants et saccades.
Tantôt elle se renversait en arrière, ou fléchissant fortemen a l a > elle faisait toucher ses talons au, protubérances Viatiques ; d autres fois, elle se baissait tout à fait, ou battait le tambour avec une inconcevable rapidité; elle dansait sur les genoux, agitant les ^nscom une folle. Le plus souvent elle avait l’air colère quelquefoisjdesappointé et comme dans le désespoir. Trois fois, pendant une attaque elle tourna rapidement sur ses genou, ; puis elle sais* avec les ma ns les bords de son lit comme pour en détacher un morceau, et po vaut y réussir, elle le mordit avec ses dents.
Tels étaient les principaux phénomènes de celte étrange affection. Du reste, l’accès fini, la malade n’avait plus conscience de ce qui s’était passé. Les attaques étaient au nombre de quatorze à quinze elles commençaient avec assez de régularité vers huit heures du tin et revenaient à des intervalles plus ou moins courts jusqu à dix et onze heures du soir. Il n’y en avait point pendant la nuit. La duree d’un accès variait de vingt minutes à une demi-heure, et, dans le» derniers temps, d’une heure à une heure et demie quelquefois deux heures (I).
Observation VIII
appartenant à la deuxième période. - Arc de cercle.
M. le D r Bouyer a observé à Saintes, un exemple fort intéressant 1 . D r Richer. Loc. cit., p. 204.
de contracture hystérique de la jambe droite, survenue à la suite d’un traumatisme (te membre, contrairement à ce qu’on observe d’habitude, était immobilisé dans la flexion, la cuisse fléchie sur le bassin et la jambe sur la cuisse de telle façon que le talon touchait les fesses). Mlle X..., âgée alors de onze ans, présenta dans la suite les signes les plus variés de la grande hystérie : contracture de l’œsophage qui nécessita pendant sept mois l’usage de la sonde œsophagienne. Attaques convulsives violentes; surdité absolue ou bien hypéresthésie de l’ouïe telle que le moindre bruit insolite la plongeait dans les crises les plus terribles ; perte de la vue, de l’odorat, du toucher ; visions,
hallucinations.Tous ces accidents disparurent peu à peu. A treize
ans, époque vers laquelle les règles s’établirent, la malade ne conservait plus que la contracture de la jambe qui ne céda que bien plus tard, vers l'âge de dix-sept ans. La guérison fut spontanée ; la contracture avait duré environ dix ans.
Cette malade fut examinée par M. Charcot et le docteur Bouyer a publié les principaux détails de cette observation dans la Gazette des Hôpitaux de 1878 et de 1879.
Au sujet des attaques qui se montrèrent très violentes pendant trois mois, l’auteur est assez bref.
« Je n’entrerai pas dans le détail de ce que cette enfant nous a présenté dans les trois mois suivants : contractions toniques et cloniques (première période) crises qui occupaient autour d’elle dix ou douze personnes; bonds, sauts, contorsions de toutes sortes ; perte absolue de l’ouïe ; perte absolue de la vue ; contracture en arc de cercle sur le dos, sur le côté et la devant du corps. Enfla, tout cé que cette cruelle névrose peut offrir d’inouï et d’extraordinaire elle nous l’a présenté pendant ces trois mois. »
Dans quelques notes inédites, remises par M. Bouyer à M. Charcot, nous trouvons quelques nouveaux détails : la distinction et la succession des grands mouvements et des contorsions sont parfaitement indiquées :
» Elle était en proie à des crises de convulsions non précédées d’aura (ou du moins je n’en ai pu saisir), et lorsque commençait une
crise il fallait à la hâte jeter sur le parquet cinq o J six matelas sur lesquels elle faisait pendant une demi-heure des bonds prodigieux ; dans une autre période, c’était un autre genre de convulsions; son corps s’arc-boutait sur le synciput et les talons, et on pouvait ainsi la porter.
« Plus loin, l’auteur ajoute que vers la même époque « les fonctions cérébrales souffraient aussi, car la jeune fille iacontaii des visions et des hallucinations qui lui fatiguaient l’esprit (i). »
Troisième période : Attitudes passionnelles. — Bientôt ces grands mouvements cessent et alors survient une troisième période ; celle des altitudes passionnelles. Celle-ci résulte toujours d’hallucinations auxquelles les petits malades sont alors en proie. Ces hallucinations se rapportent le plus souvent à des faits saillants de 1 existence des sujets, à des circonstances qui ont marqué dans sa vie et l’ont violemment impressionné. Les attitudes empruntent leur caractère à la nature de l’hallucination qui les a fait naître, gaies lorsque l’hallucination a quelque chose d agréable, elles offrent l’image de la terreur et de» l’effroi si l’hallucination est elle-même terrifiante. Cette période nous a paru être celle qui manquait le plus souvent dans les attaques d’hystérie infantile. Elle existe néanmoins dans les cas complets et nous en citons ici un exemple.
Observation IX
Hystérie chez un jeune garçon. - Chorée rhythmique. - Hémianesthésie gauche. — Dyschromatopsie. — Attaque composée de quatre périodes.
M. X...., âgé de 11 ans, pe à New-York (Etats-Unis), présente les symptômes suivants :