Arch. gèn. de méd. 1882, p
Klein sur 58 cas, ne trouve pas un seul cas d’hystérie avant l’âge de 12 ans.
Que conclure de tous ces chiffrés? C’est qu’il est impossible de fixer un âge de prédilection pour le début des accidents hystériques chez l’enfant. Tout ce qu’il nous est permis d’affirmer, c’est que les symptômes de la névrose apparaissent rarement avant l’âge de six à huit ans et que pour les filles, l’influence de la menstruation est presque nulle sur le développement des accidents. C’est là, du reste la conclusion à laquelle M. Greffier était arrivé dans son mémoire quand il disait : « L’influence de la menstruation ne paraît pas avoir une importance majeure sur le développement de l’hystérie.
Sexe. — Nous avons parlé au début de ce chapitre des causes qui faisaient de la femme un terrain privilégié pour l’éclosion et le développement de l’hystérie. Ces prédispositions morbides, l’enfant les porte déjà en lui à la naissance et tout ce que nous avons dit plus haut pour expliquer la plus grande fréquence de l’hystérie chez la femme peut s’appliquer à la petite fille. Aussi ne nous étonnerons-nous pas, de voir presque toutes les observations d’hystérie infantile rapportées dans la science, être relatives à des petites filles. M. Klein dans sa thèse sur l’hystérie chez l’homme, sur cinquante-huit observations n’en a pas trouvé une seule •avant l’âge de douze ans. Néanmoins, l’hystérie existe chez le jeune garçon. Briquet dans son livre cite plusieurs observations d’hommes hystériques chez lesquels la maladie a débuté bien avant l’âge de la puberté. M. Ricber dans son livre (1) en a rapporté plusieurs exemples. M. Bourne- 1. De la grande attaque d'hystêro-èpilepsie.
Tille (2) eu a relaie deux cas très complets dans le Progrès médical. M. Charcot dans des leçons faites à la Salpelnere a présenté à ses auditeurs plusieurs malades, jeunes gar- Mystériques. Nous-mêmes en avons observé p usteurs à la Salpétrière dans le service de M. Charcot et dans e observations publiées ci-après, on trouvera de nombreux exemples d’hystérie bien nette chez les jeunes garçons ' Ainsi l'hystérie est plus fréquente chez les petites filles mais on peut l’observer également chez les jeunes garçons. l\ semble même d’après nos recherches personnelles qu elle soit plus fréquente chez les jeunes garçons que chez l homme adulte et s’il nous fallait résumer l’influence de ces deux facteurs âgeelsexesur le développement de l’hystene précoce,
nous* pourrions dire: L’hystérie dans l’enfance est plus fréquente chez les petites filles que chez les jeunes garçons mais la proportion est moins forte en faveur de celles-ci qu’elle ne l’est si l’on compare entre eux les hystériques
adultes de l’un et l’autre sexe.
Hérédité. — C’est surtout et avant tout dans la grande loi si funeste de l’hérédité nerveuse qu’il faul chercher la cause du développement de l’hystérie dans le jeune âge.
, L’hérédité, a dit Esquirol, est la cause prédisposante la nias ordinaire de la folie. . Nous croyons qu’il faut donner un sens plus large à la proposition de l’éminent ahemste et l’on peut dire que chez presque tous les malades atteints d’une affection nerveuse, quelle qu’elle soit, on peut toujours retrouver chez les ascendants une antre maladie nerveuse. Et ici, le mot • hérédité . doit être pns dans son sens le plus large et les recherches doivent porter, non