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aussi une certaine importance, elles expliqueraient notamment pourquoi ilest si souvent difficile d'apprécier d’une façon exacte la durée et le pronostic de lictère émotif. La question n’est en somme que reculée, au lieu de rechercher le mécanisme de la production de l'ictère par influence morale, il faudra nous demander comment l'impression morale pourra provoquer l'embarras gastrique. Voici l'explication ingénieuse donnée par M. le professeur Potain.
« Nous savons tous dans quelle mesure les voies gastriques sont influencées par une émotion terrifiante ou attristante. C’est là un fait vulgaire. Il est à peine besom de rappeler la perte d’appétit qui accompagne les chagrins
prolongés, la diarrhée qui suit la peur.
L'examen de ces phénomènes est toutefois difficile. Nous sommes bien obligés de croire que ces émotions retentissent sur le tube digestif en modifiant sa motricité ; exacérant lors d’une émotion vive ou se ralentissant lors d’un chagrin, le péritaltisme intestinal. Mais le système nerveux ne règle pas seulement la motricité de l'intestin ; la sécrétion et la
circulation intestinales se trouvent aussi sous son étroite
dépendance.
Nous connaissons d’autre part le rôle de l’élément ‘infectieux dans la détermination de l'embarras gastrique,
l'influence saisonnière: l’existence de petites épidémies