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pus disséminé dans tous les tissus; depuis lors, surtout dans ces dernières années, une part assez grande a été faite aux ictères septiques ou par altération du sang, l’interprétation a changé, mais le fait est resté.
Dans un mémoire remarquable sur l’ictère traumatique, lu à l’Académie de médecine (séance du 3 sept. 1872), M. Verneuil (1) passe en revue les différentes formes d’ictères qu’on rencontre ordinairement et qu’il a observés après une lésion traumatique, blessure accidentelle ou opération chirurgicale.
Dans toutes ses observations où il s’agit d’ictères très-prononcés, le savant chirurgien de la Pitié a trouvé dans les urines la matière colorante de la bile, aussi lui a-t-il naturellement attribué la teinte ictérique; il ne parle pas, du reste, des ictères qui reconnaissent une autre cause que le pigment biliaire.
Si l’on nous reprochait d’avoir, dans notre travail, substitué l’expression d’ictère hématique à celle d’ictère hémaphéique peut-être déjà consacrée par l’usage, nous ferions remarquer avec M. le professeur Robin (2), que cette prétendue substance colorante du sérum n’est pas un composé défini et que chimiquement parlant, Yhémaphéine implique une idée fausse.
L’ictère hématique traumatique rentre dans la grande classe des ictères d’origine sanguine, il a pour cause le sang; quant à la nature de la matière tinctoriale qui imprègne les tissus, elle nous est inconnue dans tes modifications quelle a subies, et si nous la
(1) Bulletin de l’Académie de médecine, 1872.
(2) Traité des humeurs, t. II. Paris, 1873.
constatons dans les produits d’excrétion, c’est à l’état d’urobiline dans les urines.
Nous verrons bientôt que l’urobiline est une substance assez bien caractérisée et qu’elle augmente en notable quantité à la suite de la résorption des épanchements sanguins.