‹ De l'Ictère infectieux chronique splenomégaliqueChapitre 24 sur 30 · RÉFLEXIONS · texte numérisé non relu

RÉFLEXIONS

L'étude attentive de ces cinq observations nous permet de constater entre elles une certaine ressemblance. Toutes présentent des caractères communs, et ces caractères par leur importance et leur nombre sont suffisants pour voir entre elles un évident lien de parenté. Sans doute il existe des dissemblances, mais de même que dans une famille chacun des membres qui la composent a quelque chose de spécial, d’individuel, de même les familles pathologiques constituent des groupements d'observations ayant chacune leur cachet propre.

C’est la tâche du clinicien, comme de tout homme de science, de passer du particulier au général, de dégager les traits communs dans la multiplicité des traits particuliers, d'établir des analogies, de poser des lois.

Or, dans nos 5 cas, l’ictère, l’état du foie et de la rate, l’état du sang et du chimisme stomacal, le mode d’évolution, tout cela se ressemble, et nous le verrons mieux encore en étudiant spécialement chacun de ces grands symptômes.

Et tout d’abord l’ictère. Cet ictère est continu mais avec des poussées paroxystiques intermittentes. Dans l'intervalle des crises le malade a du subictère plutôt que de Pictère vrai. Parfois même la coloration des téguments est si

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