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m dure. « Elle est difficilement isolée de la matité hépatique, mais est certainement volumineuse. »
Le foie tuberculeux, ni dans sa forme aiguë, ni dans ses formes subaiguës, ni dans ses formes chroniques (cirrhose tuberculose et dégénérescence graisseuse), ne saurait nous arrêter longtemps. Un foie gros, une rate peu volumineuse, un état fébrile plus ou moins marqué, un état général grave, une marche rapide, sont des signes différentiels suffisants.
Le kyste hydatique du foie, situé de telle façon qu'il comprime un certain nombre de canaux biliaires, provoque un ictère chronique compatible avec un bon état général.
Mais le foie est très hypertrophié. La rate reste longtemps normale. L’affection évolue sans rémission.
L’ictère catarrhal prolongé a un début brusque et fébrile, s'accompagne de décoloration des matères, dure de 4o à 60 jours.
L’ictère par oblitération cicatricielle du cholédoque dont M. Bucquoy a signalé quelques cas à la suite d’ulcère rond du duodénum. Les antécédents du malade, les douleurs, les vomissements, les hémorrhagies, la décoloration des selles rendront le diagnostic moins embarrassant.
La maladie de Banti.
Banti désigne sous le nom de « splénomégalie avec cirrhose du foie » un syndrome clinique se différenciant de la cirrhose de Laennec par les caractères suivants : absence absolue de létiologie de la cirrhose de Laennec. Anémie progressive au début de la maladie. Dans ce 1°’ stade qui
peut durer 4 ans, 4 ans 1/2, le foie a son volume normal, la douleur manque, il n’y à pas de troubles gastro-intestinaux, les urines sont abondantes et contiennent une quantité normale d’urates et de pigments.
L'hypertrophie splénique est le 1°’ symptôme : elle ne peut dépendre d’une maladie du foie avec stase dans la circulation forte, car elle peut durer 3 à 4 ans sans donner lieu à d’autres symptômes.
Dans nos observations Pictère est un symptôme constant et précoce. Il existe des troubles gastro-intestinaux, et des poussées paroxystiques.
La Cirrhose hypertrophique biliaire.
« Les antécédents du malade, dit Hanot, varieront. La durée de la maladie sera plus ou moins longue; les poussées aiguës ou subaiguës seront plus ou moins fréquentes, l’hypertrophie hépatique sera plus ou moins développée, la terminaison ne se fera pas toujous suivant le même mécanisme; mais la physionomie des malades, considérée dans son ensemble, sera probablement la même. On aura toujours sous les yeux une affection chronique, caractérisée par un ictère permanent, une hypertrophie considérable du foie et souvent aussi de la rate, l’absence d’ascite et de développement anormal des veines sous-cutanées abdominales, du moins dans la majorité des cas et pendant la plus grande partie de la durée de la maladie. C’est là une véritable individualité clinique qui ne se confond avec aucune autre. »
C’est ainsi que Hanot résume l'affection à laquelle il a eu l'honneur de donner son nom. Il faut reconnaître qu’elle