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l'œuvre accomplie en la personne de Jésus de Nazareth. En lui il constatera la réalité de la rédemption. On voit par là que celle-ci ne se laisse limiter ni par l’espace ni par le temps. Elle se fait sans cesse dans l'humanité. Tout croyant, en quelque lieu qu'il soit, à quelque moment que se manifeste son désir de croire, peut devenir un «justifié » s’il entre avec le Christ Jésus dans la plus intime communion. C’est en lui qu’il sentira toute la profondeur du pardon de Dieu. |
Voici l'interprétation que nous adoptons du verset 24 : « Par la rédemption qui s’expérimente dans la communion avec le Christ Jésus (les pécheurs) se sentent justifiés gratuitement ! ».
| 6, 11, Kai dueis Loyléec0e Éavrods sir VEXQOÙS UËV TI] EUAQTÉX Cürras de to Oe® êv Xovor® ’Incoù. Dans les deux versets 10 et 11, Paul établit le parallèle d’une part entre la mort du Christ et sa vie actuelle pour Dieu, et d’autre part la mort des hommes au péché et leur vie actuelle pour Dieu dans le Christ. Quoi! la mort expiatoire du Christ serait-elle un opus operatum ? Serions-nous morts au péché parce que le Sauveur s’est sacrifié pour nous ? Nullement. Il y à entre l’annonce du salut et le salut effectivement reçu toute limportance du libre-arbitre (considérez-vous comme morts au péché), et la condition sine qua non de l’union avec le Christ glorifié?. Comment saurai-je
1 Christ subvient et remédie à cette misère, et se communique aux fidèles, afin qu’en luy seul ils trouvent toutes les choses qui leur défaillent (Calvin).
2 «On se place par un acte décisif de la volonté dans la sphère de la sainteté parfaite ; et c’est en dedans de celle-ci que s’opère le renouvellement graduel de la vie personnelle ».(Godet).
- que je suis vivant pour Dieu si je ne sens en moi-même cette vie, et comment cela sera-t-il possible sans une com-
munion avec celui dont la mission était de procurer la vie ? L'apôtre n'exige donc pas ici une foi aveugle : il demande à ses lecteurs qu'ils fassent lexpérience de la vérité qu'il proclame !.
VIE, BUT ER E dorijoerar Duas Zoo &70 Tij6 yGTS Tov Oeoù Ts êr Xotctw Djooù To zvo0/o Tubr.
Nous pourrions répéter ici ce que nous disions à propos de Rom. IE. 2%. Nous nous trouvons en présence de deux sens, suivant que cet amour de Dieu en Christ est envisagé avant tout comme une manifestation du passé ou comme s’exercant encore en faveur des crovants!. Il suffit de cOnparer quelques traductions pour voir que ce sont bien là les deux interprétations ordinaires *.
PCF Aâhôercr Leo êr XO1670. OÙ We Jour. Cette. parole
L Oftramare : «La mort du chrétien uni à Christ (si elle a été réelle) entraine nécessairement après elle Ia vie avec (?) Christ, la vie pour Dieu ». — 1 ne s'agil pas de la vie avec Christ: si cela était. Paul se serait servi de la préposition ueta ou de cer. On sait que, dans les synopliques c'est uera qui exprime la réunion des disciples à Jésus (Matt. 12, 30: Marc 3, 14: Luc 22, 31, etc.). En choisissant ê> l'apôtre indique un autre genre d'union ; elle est toute spirituelle. L'homme, placé
dans les conditions de Fexistence terrestre, à besoin, pour posséder la
vie normale, de S'unir au Rédempteur devenu Esprit : il se place ainsi dans une sphère de vie totalement différente. Il n’est pas avec Christ. il est en lui. |
2 «C'est Sa personne vivante qui agit en nous, car il est lui-même ‘dans son amour qui nous soutient. Cet amour n’est pas une simple pensée de notre esprit, c’est une force émanant de lui. » (Godet).
Rien au monde ne pourra nous séparer de l'amour que Dieu nous à témoigné en J.-C. (OIt., Ost., Segond). — A caritate Dei, quae est in Cbrislo Jesu (Vulgate: ef. Luther). — Moins claire est la version de Stapfer : L'amour de Dieu en J.-C. notre Seigneur.