‹ De L'Impôt des SuccessionsChapitre 2 sur 55 · PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

PRÉLIMINAIRES

L'impôt est un mal nécessaire. Les Etats ont besoin d’argent et les citoyens, pour des besoins de sécurité etdebien-être sans cessegrandissants, lui imposent de jour en jour des charges nouvelles. Or, ces charges retombent lourdement sur les individualités sous la forme détestée de l'impôt. Cette charge est énorme (on l’évalue à plus de 20°/, du revenu de chaque contribuable), mais en vérité, elle serait supportée bien plus facilement si elle était répartie avec équité et n’atteignait que les manifestations d’une richesse certaine, au moment où le contribuable serait le moins gêné pour l’acquitter.

Il appartient au législateur de se rendre compte avec beaucoup de soin, de l’état économique d’un pays et d’y adapter le système financier le plus judicieusement conforme à sa situation.

L'impôt irait contre son but si, par l’exagération de son taux ou l'injustice de son assiette, il devait aboutir à l’expropriation partielle ou à la ruine de tout ou partie des citoyens.

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