Tome II
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« Le elitorisme , dit le docteur Fournier (Dicfonnaire des Sciences médicales), est cet acte au moyen duquel les femmes suppléent, par.
une sorte d'artifice, aux plaisirs que lanature réserve aux seules approches amoureuses des deux sexes. C’est chez les femmes la même chose quela masturbation chez les hommes. Les dames de Lesbos , les musulmanes, s’y livraient avec excès, parce que nulle crainte ne vient troubler leurs ébats, tandis que dans les jouissances et plus pures et plus vraies qui résultent de l’union des sexes, les fleurs qui naissent sous les pas de l'amour, et qui couronnent ses favoris, se transforment souvent en fruits indiscrets et amers. » Cette pratique, proscrite par les mœurs, l’est aussi par l'hygiène et par l'intérêt bien entendu de la coquetterie. Les effets constans du clitorisme sont de flétrir tous les appas, de détruire tous les charmes de la beauté, et de provoquer une mort prématurée.
Les petites filles se livrent quelquefois, avant la puberté même, aux fureurs du clitorisme, qui couvre d’une pâleur mortelle un teint naguére frais comme la rose. « On voit dans les grandes cités d'Europe, continue le docteur
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Fournier, des femmes qui, non contentes de se livrer au clitorisme, s'efforcent, dans le délire de leur dépravation, de faire des prosélytes, en associant d’autres femmes à leurs débauches. Ces cyniques, à force de tiraïller, d’exciter leür clitoris, parviennent à lui faire atteindre un développement qui situle le pénis. Orgueilleusés de ce succès, elles deviennent les amens de celles qu’elles ont séduites : elles ne gardent plus de mesures. Leur effronterie est telle, que partout elles dédaignent les coutumes et jusqu'aux habits de leur sexe. Honteuses de lui appartenir, elles s’affublent de nos vêtemens, prennent toute la liberté de nos mœurs. Fières de braver tous les usages sociaux, les préjugés les plus respectablés, elles renoncent aux douces prérogatives que nous accordons aux femmes, et se font hommes pour avoir le droit d'offrir à leurs égales un culte honteux, dont l'amour et les mœurs s’offensent également.
Ces sortes de femmes portent sur leur figure tous les stigmates de la débauche. Pour ranimer leurs forces qui s’éteignent i incessamment, elles font un abus excessif des boissons spiritueuses, ce qui metle comble à l'horreur qu’elles inspirent. »