‹ De l'impuissance et de la stérilité, ou recherches sur l'anaphrodisie distinguée de l'agénésie. Ouvrage destiné aux personnes mariées qui ne peuvent avoir d'enfans (volume 2)Chapitre 4 sur 73 · EG · texte numérisé non relu

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vorable , et à écarter des idées tristes et mélancoliques, pouvaient-ils manquer de suspendre le sentiment de la douleur, de calmer les inquiétudes, et d'opérer souvent des changemens salutaires, qu’on avait soin de faire valoir pour inspirer la confiance, et établir le crédit des divinités tutélaires. »

Les anciens, espérant favoriser la population, avaient institué des fêtes pour porter à la joie. On faisait usage, en ces jours de plaisir, de moyens propres à y disposer, tels que chez les Romains, suivant Prosper Alpin, du plulonium; chez les Egyptiens, du bers, espèce d’électuaire obtenu par la combinaison de l’opium, du safran, du poivre, du nard indien, etc.

« Dans certains pays, dit M. de L... (ouvr.

cité, p. 214, t. I) on apportait au commencement du festin un squelette pour avertir les convives de se livrer à la joie et au plaisir, parce que le lendemain, peut être, ils n’existeraient plus.

On concoit, d’après tout ce que nous venons d'exposer, que, sous le joug de la douleur, du chagrin et de la mélancolie, toutes les trois passions débilitantes , l'amour est languissant,

(#32) et fait place à l’anaphrodisie, tant il est vrai, dit Campenon, que

Ïi faudrait perdre la mémoire

Quand on a perdu le bonheur.

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