‹ De l'impuissance et de la stérilité, ou recherches sur l'anaphrodisie distinguée de l'agénésie. Ouvrage destiné aux personnes mariées qui ne peuvent avoir d'enfansChapitre 82 sur 90 · Tome · texte numérisé non relu

Tome

gueur d’une nature sauvage en fortifie la racine. Quelle source d'esprit et de vertu découle du chagrin et de l'obstination , de la haine ou de la crainte! La colère donne du zéle et de la force, l'avarice même augmente la prudence, et la paresse entretient la philosophie ; le plaisir raffiné et resserré dans certaines bornes, devient un amour honnête qui, par ses doux transports, charme la délicatesse du sexe; l'envie, qui tyrannise une âme.basse, est émulation dans les savansou dans les guerriers : On ne trouve, enfin, ni dans l’homme ni dans la femme, aucune vertu qui ne puisse venir ou de l’orgueil ou de la honte. » |

Les passions contraintes , étant refoulées à J'intérieur, y occasionent les plus grands troubles, et y allument un feu difficile à éteindre sans l'expansion vers laquelle il tendait. Tout semble se porter au Cerveau et au cœur, lorsqu’on est éperduement amoureux d’une jeune beauté , et qu'on se trouve auprès d'elle. Les fonctions sont suspendues, Ou se font mal; la bouche se dessèche ; la salive s’épaissit; la gorge éprouve strangulation; la tête-est brülante , et l'appareil génital est privé de l'énergie vitale qui devrait y affluer, et qui a reflué vers le cœur ou vers le cerveau; de là palpitations, céphalalgie,

sueurs copieuses, prostration de forces: de là souvent, enfin, l'anaphrodisie, quand on sait irop sentir et qu'on aime par sentiment. On retrouve cet excès de sensibilité dans le chien , cet ami fidèle de l’homme , qui, après une longue absence de son maître , le revoit, va quêter ses : premières caresses , et cacher sa tête et son corps, frémissans de plaisir, sous la main qu'il sait reconnaître et apprécier. Les nerfs et le cerveau sont donc les organes de la sensibilité.

PASSIONS EXCITANTES POUVANT CAUSER L'ANAPHRO- DISIE.

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