AT
biens dotaux, la femme ne craindrait pas d’intenter tous les jours les actions les plus téméraires, ou de résister avec entêtement aux demandes les mieux fondées ; seulement le créancier ne pourrait, selon nous, poursuivre la pleine propriété qu’autant que le mari aurait autorisé la femme à soutenir le procès. Mais l’avoué ou tout autre mandataire, qui aurait fait des avances, ne pourrait pas, pour les répéter, exercer une action récursoire sur les biens dotaux, car il n’était nullement obligé de les faire. Tout au plus pourrait-on accorder cette action à Pavoué d’une procédure en séparation de biens, lorsque la demande à été accueillie, car les frais, dont il s’agit, sont véritablement des frais conservatoires de la dot.