CHAPITRE VIII
De la vierge Marie et de Tincamation de Jéaiia-
Ghrist, fils de Bien.
i . Beaucoup de gens ont entrepris d'écrire de
la vierge Marie et prétendu qu'elle n'était pas une fille terrestre. — lis ont bien reçu un reflet de l'éternelle virginité, mais non saisi le vrai but; car quelques-uns ont, sans autre, prétendu qu'elle n'était pas la fille de Joachîm et d'Amie, attendu qae Christ est
nommé la semence de la femme et Test aiieei; que lui-même témoigne être venu d'en haut sur la terre,
être venu du ciel; — que dès lors, il devait être né aussi d une vierge entièrement céleste. Mais cela nous aiderait peu à nous autres pauvres enfants d'Ëve, qui sommes devenus terrestres et avons nos âmes dans un vaisseau terresbré. Où demeurerait notre pauvre àme si le Verbe de la vie éternelle ne l'avait pas prise en soi? Si Christ avait apporté une àme du ciel, où demeurerait notre àme et l'alliance avec Adam et Eve, en vertu de laquelle la semeooe de la femme devait briser la tête du serpent? Si Christ avait voulu provenir entièrement du ciel et en naître, il n'eût pas eu besoin de naître liumme sur la terre. Mais où demeur^ait Tailiance, puisque le nom de Jésus s'incorpora y en paradis déjà, lors de la chute d'Adam, oui, avant la création d'Adam, à la promesse, dans la lumière de la vie ou dans la teinture de l'àme, comme le dit Pierre (1, Pierre 1 : 20) : nous sommes pourvus en Cbrist dès avant la fondation du monde? Car Dieu reconnut, dans sa sagesse, la chute; c'est pourquoi le nom de Jésus s'incorpora là, aussitôt, dans le Verbe de la vie, enveloppé de la vierge de la sagesse et avec la croix, dans l'iniage d'Adam. Car l'âme aussi est un engendrement crucial, puis quand le feu de l'âme s'allume, il se produit une croix dans l'édair, c'est-à-dire un mil avec une croit et trois principes ayant le caractère de la Sainte-Trinité, ruiiiine cela a été développé dans le troisième livre de la Triple vie, et encore plus dans la quatrième partie, sur les quarante questions touchant l'âme.