Marie, dans laquelle Christ devint hommè, fitt
la vraie fille selon la chair de Joachim et d*Anne, et engendrée de leur semence selon rhomme exlérieur; mais selon la volonté , elle a été ûUe de l'alliance de la promesse, car elle était k but qne découvre Tal- Itance; en elle reposait le centre de Falliance, et pour celte raison, elle fui hautement reconnue par le Saint-Esprit dans Talliance et hauleineut hénie devant et entre toutes les femmes dès Eve» car l'allianoe se manifesta en elle.
3. Entendez-nous bien prédeosement et profondé^ ment : la parole enveloppée de la promesse qui chez les Juifs était en figure, comme dans un luin ii , dans lequel Dieu , le Père colérique , portait son imagination et apaisait par là sa colère» se mut alors d'une manière essentielle, ce qui n'était jamais arrivé dès réternilé. Car lorsque le prince Gabriel lui apporta le message qu'elle serait enceinte, qu'elle y consentit et dit : qu'il me soit fait comme tu l'as dit : le centre de la Sainte- Trinité se mut et découvrit Talliance; c'eslnà-dire découvrit en ellé, dans le Verbe'de la vie, l'éternelle virginité qu'Adam avait perdue; car la vierge de la sagesse divine entoura le Verbe de la vie, comme le centre de la Sainte-Trinilé ; ainsi le centre fut remué et le céleste Vulcain alluma le feu de Tamour, ce qui engendra le principe des flammes d'amour.
4. Comprends bien : dans l'essence de Marie, dans l'essence virginale, altérée en Adam et de laquelle il devait engemlrer une image virginale selon la sagesse de Dieu, le feu divin fut alliiméi et èn mime- temps
le piineipe de l'amonr; entends, dans là semence de Marie, alors qu'elle devînt enceinte de Fespril de ràtne ou de la teinture de Vénn« ; car dans c^tte teinture, comme dans la source de ranioiir, fui allumé le preaiier feu d'Adam dans le Verbe de la vie, et les deux teintures étaient entièrement dans l'enfant Jésus comme en Adam ; le Verbe de la vie dans Talliance, comprends, la Sainte-Trinité, fut le centre, et le principe apparut dans là propriété du Père : Christ devint h n I I une en Dieu et aussi en Marie, dans tous les trois principes, et en même temps dans le monde terres- Ire ; il prit une forme de serviteur pour triompher de la mort et de Satan, car il devait être un prince dans le lieu de ce monde, dans le trône princier angéli^ que , établi sur le trône et dans la puissance du cidevant ange et prince Lucifer, sur tous les trois principes. Si donc il devait: 1'^ être un dominateur de ce monde externe, il devait aussi demeurer dans ce même monde , avoir son essence et sa propriété ; de même si, ^ il devait être Fils de Dieu, il devait aussi nattre de Dieu ; devait-il, 9» éteindre la colère de Dieu, il fallait bien aussi qu'il fut dans le Père; devait-il, enfm, 4» être lils de l'homme, il lui fallait bien aussi être de Tessence et de l'être de Thomme, avoir une âme et un corps humains, comme nous avons tous.
5. Et il est reconnaissable que , tant Marie sa mère, que Christ de sa mère, tous deux» ont ét(> d'essence humaine, en corps, âme et esprit, et que Christ a reçu une âme de Tessence de Marie , mais sans semence d'honune. Le grand mystère- de Dieu fut là
manifesté; le premier homme dans sa preiTondeur, cdui qui mourat, ressascîta id, entendez dan^ lè
principe divin; car la divinité se niul à celte fin et alluma le feu dans le principe du Père ; ainsi, le sulphur mort en Adam, ressuscita; car le Verbe était revêtu de la substantialité céleste et se inanifesta en céleste substantialité dans l'image virginale de la divinité. C'est là la pure, chaste vierge dans laquelle le Verhe de la vie devint homme, et ainsi, la Marie extérieure lut ornée de la céleste , hautement hénie vierge, et bénie entre toutes les femmes de ce monde : en elle fut revivifiée la partie morte et prisonnière de rhomanité; ainsi, elle fut élevée en gloire comme le premier homme avant la chute; elle Ait la mère du prince royal. Ce no lui pas le fait de son pouvoir, mais du pouvoir divin ; si le centre divin ne s'était pas mu en elle, elle n*eiit pas été autre que toutes les filles d'Eve ; mais le Verbe de la vie avait arrêté le but ici, par Talliance de la promesse; c'est pourquoi elle est bénie entre toutes les femmes et pardessus tous les enfants d'Eve. Non qu'elle soit une déesse qu'on doive honorer à la place de Dieu , car elle n'est pas le but, — et elle le dit aussi : c Comment cela arrivera-t-il, puisque je ne connais point d'homme? » — Mats le Verbe de la vie, dans le centre du Père, qui, par la motion de la divinité se donrta à rhumanité et se manifesta en essence humaine , est le but : c'est la fin que nous devons ardemment poursuivre par la nouvelle naissance.
6. C'est là une plus grande merveille que celle de la création du premier Adam ; car celui-ci fut créé de
trois principes ei son esprit lui fut introduit par l'esprit divin ; le cœur d6 Dieu ne dut pas se moii?oir à Textracrdinaire, son esprit seul se mut, de son cœur: ici, se mut le centre ou le cœur de Dieu , qui était
demeuré en repos dès l'éternité; le feu divin lut allumé ou si i on veut réveillé.
La chère parie :