n nous importe grandement, à nons autres pau
vres enfanta d'Eve, de connaître ce qui suit, car en cela mt notre salut éternel, c'est la porte d'Emmanuel; toute la toi chrétienne repose là-dessus et c'est la porte étt plus grand mystère ; ici repose le secret de rhorame, secret dans lequel il est la ressemblance et Fimage de Dieu.
2. Car toute notre religion consiste en trois points que mnib pratiquons et enseif^nous ; savoir, premièrement, de la création ; de (]ueUe essence, substance et qualité Tbomme est; s'il est étemel ou non, et corn» ment cela se peut; qu'elle est proprement l'origine • de rhomme, d'où -il est provenu au commencement.
8. Secondement, puisqu'on parle et enseigne tant de sa chute, que nous voyons aussi «ju à cause d'elle nous sommes mortels et sous le joug de la mécban-
eeté et de. la source forieuse, — ce qu'a donc été sa
ehnie.
4. Et, en troisième lieu, puisque Dieu veut de nouveau nous recevoir en grâce , à quelle fin il a donné des lois et des enseignements et les a confirmés par de grands miracles, -^^ ce qu'est proprement la nouvelle naissance, attendu que nous voyons qu'il nous faut mourir; — par quelle puissance et en quel esprit nous puuvons être renouvelés et ressusciter de la mort.
5. Nous il cuvons maintenant tout cela en deux figures; -savoir dans réternelle, sainte, et aussi dans la terrestre, périssable virginité; or, nous trouvons la nouvelle naissance dans l'image de Christ très distinctement et dairement; car dans l'éternelle virginité ou dans la substantialilé divine, ofi rimaj^e de Dieu et sa ressemblance ont clé vues comme dans un miroir dés réternité et reconnues par l'esprit de Dieu, fut créé Adam le premier homme. 11 avait la virginité en sa possession, savoir la vraie teinture de l'amour dans la lumière, qui désire la teinture du feu ou la propriété des essences, pour devenir une vie ardente dans la puissance et la majesté ; de plus, une engendreuse dans l'essence du feu, ce qui ne se peut dans l'esfeence de la lumière, sans le feu.
6. Ainsi , nous reconnaissons une virginité dans la sagesse divine, dans la volonté désirante de l'Etre divin, dès réternité ; non une femme qui engendre, mais une tigure dans le miroir de la sagesse divine, une pure, chaste image, sans éitre, mais pourtant en essence; non manifoste dans Tessenee du feu, mais bien Aras la source de la lumière.
7. Dieu a crè^ cette image en un élre, et cela de tous les trois principes, pour qu'elle fût une ressemblance de la divinité et de l'éternité, cimime un mirair complet du fond et du sans-fond, de l'esprit et aussi de la substance ; et elle fut créée de Fétemel, non puni la fragilité. Mais parce que le terrestre et fragile était suspendu à l'éternel , le désir tene^tre s'est introduit dans le désir éternel, céleste, et a infecté la propriété céleste, car il voulait habiter dans le désir éternel et fut cependant corrompu dans la fureur divine.
8. Ainsi la source terrestre con'ompit la soui'ce céleste et lui devint une turba (trouble, perturbation), comme on peut le reconnaître à la terre et aux pierres qui proviennent bien de i'étemd, mais qui se sont altérées dans la fui*eur et dans la source du feu : le fiât a fait, de la substantialité étemelle, de la terre et des pierres; pour quelle cause un jour de séparalion est fixé, où chaque chose doit rentrer dans son étber et être éprouvée par le feu. '
9. De même Thomme : 11 iîit créé dans la virginité, dans la sagesse de Dieu, maïs ayant été saisi pan la fureur et la colère de Dieu, il devint aussitôt corrompu et terrestre. Et de même que la terre passe et doit être éprouvée par le feu , puis retourner à ce qu'elle était, ainsi l'homme : il doit rentrer dans la virginité dans laquelle il a été* créé. Mais comme iL n 'était pas possible à l'homme de sortir de la mort furieuse et d'entrer dans une renaissance, car sa virginité était enfermée avec lui dans la mort, raison pour laquelle Dieu ût à l'homme une femme tirée de
lui : kl divinité dut se mouvoir, délivrer et vivifier de nouveau ce qui était prisonnier.
10. £t cela s'accomplit en Marie la vierge renfermée; comprends» dans la virginité qu'Adam tenait de la sagesse divine ; non de la partie terrestre du troisième principe, mais de la partie céleste et sainte de l'autre principe qui, par l'imagination terrestre et les suggestions, avait été enfermée dans la mort, dans la colère de Dieu et était comme morte, ainsi que la terre : c'est pourquoi le cœur de Dieu s'est mu, a brisé la mort sur la croix et de nouveau engendré la vie.
11. La naissance et l'incarnation de Christ furent une œuvre puissante pour nous, car l'insondable cœur de Dieu se mut en son entier et par là, la substantialité divine qui était prisonnière dans la mort, est redevenue vivante, en sorte que maintenant nous pouvons dire avec raison : Dieu a résisté lui-même à sa colère, puisqu'il s'est de nouveau manifesté par le centre de son cœur qui a rempli l'éternité sans fond ni limite , qu'il a enlevé à la mort sa puissance et brisé l'aiguillon de la colère et de la fureur, attendu que l'amour et la douceur se sont manifestés dans la colère et ont éteint la puissance du feu.
12. Et ce qui est un bien plus grand sujet de joie encore pour nous autres homnies, c'est que Dieu s'est manifesté dans notre virginité éclipsée et morte, et en même temps dans tout. Nous nous réjouissons de ce que le Verbe ou la puissance de la vie divine s'est de nouveau donné à l'humanité , soit & la virgkiité morte et comme abandonnée» et a de nouveau ouvert
la vie virginale; nous nous réjouissons de cela et pénétrons par notre imagination dans le centre où Dieu s'est manifesté dans riiumanité, soit dans rincama* tion de son fils, et devenons ainsi, dans notre imagination, que nous introduisons dans son incarnation, enceintes de sa parole et de la puissance de la céleste et divine substantialité manitcslces; de rien d'étranger, toutefois, mais étranger à la terrestréité. ce* pendant. Le Verbe s'est manifesté partout, dans la lumière de la vie de chaque homme aussi-; il ne manque qu'une chose, c'est que l'esprit de l'àme s'y abandonne ; il revêt alors de nouveau réterncllc virginité, non comme un vêtement, mais de sa propre •essence: Dieu nait en lui. Car Marie était née terrestre, comme toutes les filles d*Eve, mais l'alliance de ramomr divin fit sentir dans son essence que Dieu voulait là ouvrir de nouveau la vie en elle.
43. Et quant h la virginité de Marie, selon la vie terrestre, avant, k bénédiction, avant que le cœur de Dieu se fût mu, nous ne pduvons absolument pas dire qu'elle ait ét& une vierge entièrement pure, comme la première, avant la chute : elle n'était qu'une fille d'Eve comme les autres. Mais ce que nous disons avec fondement, c'est qu'en Marie, aussi bien qu'eu tous les enlants d'Adam, la virginilé éternelle était enfermée dans l'alliance de la. promesse, comme dans la mort, et pourtant pas morte en Dieu^Oar le nom de Jésus, émanant du centre ou du cœur de Dieu, s'est imprimé comme un miroir, dès l'éternité, dans la vierge de la sagesse divine, et a résisté au ceutre du Père, soit au cenU o du feu et de la fureur,
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non dans la fureur dans le feu, dans Fessence du *
feu, mais dans l'amour lumineux, dans rcssence de la lumière; et l'homme, dans le nom de Jésus, fut aussi établi dans cette même essence, avant la fonda- . tion du monde, alors qu'Adam était encore essence céleste, sans être naturel ou créaturd ; car la chute fut connue dans la sagesse avant que l'honime devînt créature, et cela selon la propriété du feu, non dans la propriété de la lumière, mais selon le premier principe.
14. Ainsi, nous disons maintenant de Marie, d'auprès notre profonde connaissance, qu'avant le temps de la manifestation et du message de Fange , elle Ait une vierge comme Eve, alors qu'elle sortît du paradis, avant qu'Adam l'eût connue ; elle était bien alors une vierge, mais la vraie virginité était en elle cachée (altérée) et infectée de la passion terrestre, et la propriété animale était manifeste en elle ; car l'imagination terrestre rompit la propriété céleste, en sorte qu'elle était une femme et non une chaste vierge sans tache; elle n'était qu une fraction de la virginité céleste, Adam était l'autre. Ainsi, il n'est né d'Eve aucune vierge pure , véritable , parfaite ; la turba a détruit en toutes la virginité, jusqu'à l'entrée du héros en eombat : celui-là fut une vierge virile , parfaite dans la sagesse divine, selon l'Etre céleste; le terres tre était suspendu à lui, mais le céleste régnait sr le terrestre; car ainsi devait être Adam qui nerésis pas.
15. C'est pourquoi nous disons avec fondement qae Varie fut la fille de Joachim , née d*Ânne , et que,
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aelon la partie ferreslrey eUe fut de leur essence. Nous disons, de plus, qu'elle fut fille de Falliance divine y que Dieu a arrêté en elle le but de la nouvelle
naissance , que tout TAncien Testament a Irait à ce but et que tous les prophètes Tont prédit (savoir que Dieu voulait manifester -de nouveau Téternelle virginité); et ce bat a été béni ; car, selon sa miséricorde. Dieu s*est incorporé dans ce but par Tallianee de la . promesse , et le Verbe de la promesse était dàns l'alliance, et résistait à la colère dans la lumière de la vie. Le premier monde, avant et après le déluge, fut sauvé par cette alliance que Dieu plaça devant soi oomme un miroir vir^nal ; car rétemeile virginité apparut dans Tallianoe comme dans le miroir divin, et dans ce miroir se délectait la divinité : si IsraSI maiiUcnaif ralliante et en accomplissait les œuvres, Dieu les accepterait comme si l'iiumanité eût été dans le miroir de la sagesse divine; et bien qu'Israël fût terrestre et mauvais, néanmoins Dieu habitait en Israël dans son alliance, dans la sagesse, selon son amour et sa miséricorde.
10. Ainsi, les œuvres de la loi furent devant Dieu, dans le mn oir, juscpi à ce que la vie naquit de nouveau de i'alUauce, jus<|u*à Taecomplissement ; alors cessèrent les cBuvres dans le miroir et s'élevèrent (commencèrent) de nouveau celles de Facoomplisse* ment- en chair et en' sang dans la substantialitA céleste; car en Marie fut le début. Lorsque l'ange lui apporta le message et qu'elle répondit : qu'il me soit fait comme tu l'as dit. (Luc I: 38), le cenLie de la vie dans le Verbe divin, ou le casm de Dieu, se mut aus-
ûtM dans la semence célesle morte de Maiie, la viviila de nouveau , et la grossesse commenç». Car tous les Irois principes de la- divinité* se sont mos, €4 la tein* tore divine a pris dans k snbstaattàlité céleste morte T
non que Dieu ait été là sans substance, niais rhoninie était mort au monde céleste, et ici le cœur de Dieu, revêtu de la substantialilé divine, vivante, entra dans^ la m<»l et réveilla la substantialité morte. ËUe n'ôta pas 9 cette fois, la source terrest!^, mais la pénétra (comme un dominateur et vainqueur de la source) ; car la vraie vie devait passer par la mort et la colère de Dieu, ce qui s'effectua sur la croix, où la mort fut bnsée et la fureur rendue captive, éteinte et vaincue par rameur.
17. Nous comprenons ainsi, maintenant, ee que Marie est devenue par la conception ; savoir, nne vraie pure vierge selon la partie céleste, car lorscjue le cœur de Dieu s'émut et que l'aurore pointa en elle, la lumière de la clarté et de la pureté divines brilla en elle ; sa virginité morte ou la sagesse divine devint manifeste et vivante, car elle fut remplie de la virgiraté divine , savoir de la sagesse divine. Et dans cette sagesse et sutwtantialité divine, aussi bien que dans la subslantialitc morte et Miaintenant vivante, le Verbe devint chair dans le sulphur par le centre de la nature, des essences du Pére et des essences de Marie; une vie sortant de la mort, un fruit parfait, avec les deux teintures, attendu q^e les deux teintures n'en formaient qu'une. Et parce que Adam était devenu un botiime. Christ fut aussi un homme selon le monde externe ; oai^ ce n'est pas l'image d'£ve dans
la teinture féminine qui duit demeurer, mais bien l'image d*Adam , aloi*s qu'il était à la fois homme et femme. Mais comme poui'tant Tun des signes doit paridtre, selon la puissance du iiat extérieur, et qu'aussi le héros en conïbat fut de nouveau établi dans tous les trois principes, ce héros reçut le signe maseulîn; car l'homme a la teinture du feu, selon la propriété du Père. Couitue le Pere est ia iurce et la puissance de toutes choses et le Fils son amour, ainsi devint homme le Verbe dans l'essence féminine, et fut-il néanmoins un homme, afin que son amour put éteindre la colère et la fureur dans le Père; car la teinture de Vénus a la source de Peau , et la femme a la teifilure de Vénus : donc le feu devait être éteint par l'eau de l'éternelle vie et les essences bin)ilaates du Père dans le feu de nouveau éteintes.
18. Nous reconnaissons maintenant Marie, la mère de Christ» selon la chair, Fâme et l'esprit, dans la bénédiction, pour une pure, chaste vierge ; car sa bénédiction consiste en ce que Dieu s'est manifesté en elle.; elle a porté en son corps le Verbe de la vie; c'est ce qui s'est mu en elle, liane n'a pas mu le Verbe, mais le Verbe a mu (attouché) liane; tant le fruit qu'elle engendra que son âme , soit la partie de la substantialité morte ; son âme fut aloi^s enveloppée de substantialité divine vivante; non la partie terrestre ou le troisième principe, mais la partie céleste issue de l'autre principe ; de telle sorte que le ter* restre ne lui était qu'appendu. Car son âme devait aussi, avec le Verbe de la vie, devenu homme en elle, passer par ia nioi t et la colère du Père et entrer avec
lui dans la source céleste et divine. Son être extérieur dut mourir à la source terrestre, pour qu'il pût vivre à^Dieu. Et parce qu'elle a été bénie ét a porté
le* but dans Talliance, son corps n'est point passé, car le céleste a englouli le leiTestre et le tient éternellement captif, à r honneur et à la glorification du Seigneur, n faut qu'on se souvienne éternellement que Dieu est devenu homme en elle.
19. Quant à ceux qui disent qu'elle est entièrement demeiiréo dans la mort, totalement pnssée, ils devraient bien observer leur raison, car ce qui est hautement béni est incorruptible; sa partie céleste de la substantialité divine, qui Ta bénie , est incorruptible ; à défaut de quoi il s'en suivrait que la substantialité divine dans la bénédiction serait encore une fois tombée et morte, c* iniue cela arriva en Adam; mort qui fut cause, cependant , que Dieu devint homme , alin qu'il ramenât la vie. Selon la vie extérieure, la source terrestre, elle (Marie) est morte, à la vérité ; mais selon la bénédiction, elle vit dans la substantialité divine et aussi dans sa propre substantialité; non en quatre éléments, mais dans la racine des quatre éléments, dans un seul qui renferme les quatre ; dans le paradis, le pur élément, dans la substantialité divine, dans la vie divine.
30. G^est pourquoi nous disons que Marie est plus grande qu*une fille quelconque d'Adam, attendu que Dieu a placé le but de son allinnce en elle et que, seule entre toutes les Mes d'£ve, elle a obtenu la bénédiction, savoir la pure virginale chasteté, qui était détruite chez toutes les filles d'Eve. Mais quant
à elle, la virginité reposa dans l'alliance, jusqu'à ce que le Verbe de la vie la bénit hautement, alors elle déviai une vraie , pure et chaste vierge , en laquelle Dieu naquit. Car Christ dit aussi aux Juifs : je suis d'en haut, mais vous êtes d'en bas; je ae suis pas de ce monde , mais vous êtes de ce monde (Jean TIH : 23). S il lui devenu hoiame dans un vase terrestre et non dans une pure, céleste et chaste vierge, il aurait bien été de ce monde; mais il devint homme dans la vierge céleste et la source terrestre ne lui était qu'appendue. Car Tessence des âmes fut en nous» pauvres enfants des hommes, infectée par la source terrestre, et il devait introduire notre àme, en essence céleste, en lui , au travers du l'eu divin , dans le saint Ternaire ; il y allait de l'âme, et parce qu'elle était issue de l'Eternel, Dieu ne voulait pas Tabandonner. .
âl. Si l'on demande donc quelle fut la matière dans laquelle le Verbe et coeur de Dieu s'introduisit et se lit LUI curps , si ce fut une matière étrangère, venue du ciel, ou bien l'essence et la semence de Marie? — Notre réponse est que jamais le cc&ur de Dieu n'a été sans substance» car sa demeure est, dés rétemité, la lumière, et k puissance dans la lumière est le cœur ou le Verbe que Dieu a prononcé dès l'éternité; le parler a été le SaiiU-Esprit de Dieu qui, avec le parler, sort de la puissance de la lumière, de la parole énoncée» et va dans le pronoflcé; et le prononcé est la merveille» la sagesse divine» qui renferment (constituent) le miroir divin de la sagesse» dans lequel voit l'esprit de Dieu» et dans lequel il manifeste les merveilles.
Goiaprenev donc que le Verbe ^ issu dvt cœur de Dieu le Père (enloinré de la céleste et chaste vierge
de la sagesse, habitant dans la céleste substanlialité), s*est en même temps manifesté dans l'essence et la substantialité de Marie, ou dans sa propre semence, entendez dans la semence hiiniaine; qu'il a pris en sa« la aeaence morte et aveugle en Dieu de Marie ei Va réveillée à la vie : la substantialité vivante vînt dans la demi-tuée (essence de Marie), et s'en fit un corps, non un corps corruptible qui devait passer, mais un corps éternel qui devait subsister à toujours; car ici fut de nouveau engendrée la vie éternelle.
â$. Ainsi la substantialité (l'être) de Tétemité en Dieu, dans toute sa profondeur, sans-fond, et la substantialité de FAdam mort devinrent dans Thuoianité une substantialité, entièrement un seul être, de façon que la créatui'e de Christ a rempli, à la fois, par sa substantialité, tout le Père, qui est sans limita et sans fond. Mais l'âme créatureUe demeura et est uiie créature; et selon le troisième principe» en ta&t que créature, ce Christ est une créature et un roi des hommes; de même selon l'autre principe, comme enfant du Père insondable. Ce qu'est le Père dans sun insondable pi^oibfldeur, le Fils l'est dans sa créature; car U puissance dans la créature est une avec la puis^ sauce hors de la créature» une substantialité dans laquelle habitent les anges et les hommes ^ elle donne le p.'iiadis et les délices, mais dans l'humanité aussi la ciiair et le sang ; c'est pourquoi elle est et demeure aussi une créature, mais incréée; née, cependant, pour une partie, de Dieu, dès l!étemilé, et.pow l'ai»-
ire, de l'humanité. Dieu el T homme sont devenus une personne, un Christ, un Dieu, un Sei^eur^ une Sainte -Trinité, dans Thumanité, et en même temps partout; de manière que quand nous voyons Christ,
nous voyons la Sainte-Trinité en une imapfe ; sa créature ressemble à une ima^^e, cl dans sun li amanite il est notre grand-prétre et roi, notre firère, notre Immanuel ; sa puissance est notre puissance, si, toutefois, nous sommes de rechef nés de Dieu dans la foi en lui. Il ne nous est point étranger ni terrible , mais bien notre teinture d'amour; il est par sa vertu, la restauration de nos ames, notre vie et les délices de nos âmes; quand nous le trouvons, nous trouvons notre aide , tout comme Adam devait le trouver, lui q[ui se laissa tromper et trouva enfin une femme, de laquelle il dît : ceci est chair de ma chair et os de mes os; après quoi, il la prit pour compagne (Gen. II : 23).
^4. Ainsi, quand notre âme le trouve, elle dit : Voici ma vierge que j'avais perdue en Adam et qui avait été transformée en femme terrestre; maintenant, j'ai retrouvé ma chère vierge, issue de mon corps, et je ne la laisserai plus aller; elle est à moi, ma chair et mon sang, ma force et ma vie, que je perdis en Adam; je la garderai. 0 un aimable tenir I douce înquaMcation, beauté, fruit, force et vertu I
S5. La pauvre âme trouve alors la teinture de sa lumière perdue et sa chère vierge. La femme trouve le noble époux que la matrice de Vénus a toujours ardemment désiré, mais n'a trouve qu'un sulphur masculin terrestre , et a dû se laisser engrosser de
semence terrestre. Ici elle reçoit la teinture du vrai feu, la vraie teinture masculine ; en sorte qu'elle de-* vient aussi une vraie vierge virile, tel qu'était Âdam dans rinnœence*