‹ De l'incarnation de JésusChrist, écrit d'après une élucidation divine, en 1620Chapitre 20 sur 54 · V. Nous disons que dans cette corruption (de la · texte numérisé non relu

V. Nous disons que dans cette corruption (de la

créatui>e), la divinité ne s'altère en rien, et n'est at«teinte par aucun mal ; car ce qui perd rammir de Dieu, échoit à sa colère ; ce qui déchoit de la lumière est

saisi par le feu, et l'esprit de Dieu demeure intact.

VI. Nous disons que chez tous les hommes la nouvelle naissance est possible, sans quoi. Dieu serait divisé et autrement en un lieu qu'en un autre ; et nous reconnaissons ici que Thomme est attiré par le feu ei par la lumière : de quelque côté que penche la balance, il y tombe ; mais pendant sa vie, il peut néanmoins remuDlt r; la sainte, claire divinité ne veut aucun mai. Me ne veut non plus aucun démon et n'en a point voulu ; bien moins encore un homme en enfer^ dans la colère de Dieu. Mais puisqu'il n'y a point de lumière sans feu, il nous est assez éviéi^ comment le diable, ainsi que tous les hommes damnés se sont laissés captiver rimagination par le feu colérique ; ils ne veulent pas se laisser aider, mais se jettent eux*inémes dans l'avide source de feu; ils se laissent attîrftr, mais pourraient bien résister.

VU. Nous disons que le vrai temple , où prêche le Saint-Esprit, est dans la nouvelle naissance : que tout est mort, inuet, tortueux, aveugle et impotent, qui n'est pas ou n'enseigne pas de l'esprit de Dieu ; que le Saint-Esprit ne se mêle pas au son qui part de la bouche d'un honmie pervers; qu'aucun pervers n'est pasteur de Christ. Car, bien que pariant de la bou» che du pervers, l'heure (le cri du guel) retentisse à l'oreille «le riioiiiiiie saint, autant en ferait ie cri d'une béte, s'il était compréiiensibie ou que le précieux nom de Dieu fût prononcé; car aussitôt qu'il Test et

donne un son, l'écho lui répond, comme d'un lieu où il

a du retenlissement, savoir de l'âme sainte ; mais aucun pervers n*en réveille un autre de la mort, car cela ne se peut pas; ils sont tous les deux dans la colère de Dieu et sont encore renfermés dahs la mort. Si nous avions pu nous-mêmes nous tirer de la mort et nous rendre vivants, le cœur, de Dieu n'eût pas eu besoin de devenir homme. C'est pourquoi nous disons avec fondement que le Vei be seul, qui devint homme , réveille le pauvre pécheui- de sa mort et le dispose à la pénitence et à là vie nouvelle ; dés lors, tous les prédieantB pervers sont inutiles an leraple de Christ; mais ceux-là qui ont l'esprit de Christ sont ses pasteurs.

VlII. Nous reconnaissons et disons que tous les docteurs qui se donnent pour serviteurs de Christ et ministres de TEglise, et cela en vue du ventre et des honneurs, tout en étant irrégénérés, «ont l'antechrist et la femme montée sur lei dragon dans la révâation de St-Jean iApoc , XVII : 3, 4).

TX. Nous dibons que toute injuste tyrannie et pouvoir usurpé, pour comprimer, sucer, écraser et tourmenter le malhenreux, ce qui le rend méchant aussi, le porte èt l'enlraîne à tonte sorte de dérèglements et d'injustices, est la béte horrible, abominable qote monte l'antechrist.

X. Nous reconnaissons et disons que le temps est proche et que le jour point où celte méchante béte et la paillarde doivent aller dans Tabime. Amen, Âflélttia, Âmen.

DËUXIÈMË PARTIE.

DES SOUFFRANCES, DE L'AGONIE, DE LA MORT ET DE LA RÉSURRECTION DE JÉSUS-CHRIST.

Comjfleol Boas devons entrer dans les gooffraneest

l'agonie el la mort de Chrisl; de sa murt, resftttseîter avee lai ei (lar loi ; devenir semblables à son image et vivre éteraeilenient en ini.

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