CHAPITRE m
Comment , hors du principe du feu, Bien n>8t pas
manifeste. Plus, de Tétre éternel et de la volonté insondable.
La irès sèrimse funie.
1. Par l'exposé précédent, nous avons monti'é ce qu'est la divinité hors de la nature. U en ressort que
k divinité» eo ce qui concerae ses trois personnes, esl, avec Tétemelle sagesse, libre de la nature, et qoe la divinité a une base encore pins profonde que le
principe dans le feu. Mais, d'autre part, la divinité ne serait pas manifeste sans le principe , et nous entendons par divinité hors du principe comme un aspect de grandes merveilles, oii nul ne sait ou ne peut connaître ce que c'est; où toutes les couleurs, puis* sances et vertus apparaissent sous une figure épouvanlal)le, qui, cependant, ne ressemble à rien qu'à un effrayant œil de merveilles , où Ton ne distingue ni feu ni lumière ni ténèbres; rien que Taspect d'un semblable esprit^ se présentant de couleur bleu-foncé, verte, et de couleur mélangée les renfermant toutes, de façon à n'en pouvoir reconnaître aucune, mais ressemblant à un eflrayual éclair, dont l'aspect bouleverse et dévore tout.
2. Tel est TËtre étemel ou rétemel Esprit, hors du feu et de la lumière ; car il -est une volonté désireuse s'engendrant ainsi lui-même en un esprit. Et cet esprit est l'éternelle puissance du >aiis-ioml ; ce dernier s'inlroduisant en un fond d'où dérive tout être. Car chaque forme de l'esprit est une imagination, une volonté désireuse de se manifester. Chaque forme engrosse son imagination et désire aussi se manifester ; c'est pourquoi le miroir de Taspecl est une merveille de l'être de tous les èlres, et les merveilles sont innombrables, sans commencement ni fin : tout est merveilles qu'on ne peut décrire, car Vesprit de l'âme qui en découle, comprend seul cela.