‹ De l'incarnation de JésusChrist, écrit d'après une élucidation divine, en 1620Chapitre 25 sur 54 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Du principe en soi-même, ce qu'il est.

i. Nous avons en outre à considérer les quatre pre* miéres formes de la nature, alors nous trouverons

ce qu'est un principe. Cela est proprement un principe, qui, de rien, devient quelque chose, qui, du néant, devient une source, et de la source, une vraie vie, avec intelligence et sens. Mais nous reconnaissons le vrai principe dans l'origine du feu , dans la source du feu, qui rompt la substantialîté et aussi les ténèbres. Nous reconnaissons donc l'essence et la propriété du feu pour un principe , car cela fait et produit l'origine de la vie et de toute mobilité, de même que la forte puissance de la fureur.

Secondement, nous reconnaissons aussi pour un principe ce qui peut demeurer dans le feu sans en être saisi, lui enlever sa puissance, et changer son tounnent en un doux amour; dont la puissance règne sur tout, qui a T intelligence de rompre au feu sa racine et de faire du feu un ténèbre , une faim et une soif sèches, sans perception d'aucun rafraîchissement, tel qu'est le tourment de l'enfer : cela est le sansfond , où la substance défaille , où la moi t promène son aiguillon comme un poison défaillant, où il y a bien, intérieurement, une vie essentielle, mais hostile à elle-même, où le vrai enflammement du feu ne

peut être aUeint, le feu n'apparaissant que comme un éclair.

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