‹ De l'incarnation de JésusChrist, écrit d'après une élucidation divine, en 1620Chapitre 30 sur 54 · Si^ maintenant, nous nous trouvons et nous · texte numérisé non relu

Si^ maintenant, nous nous trouvons et nous

connaissons ainsi, nous voyons et reconnaissons ce qu'est Dieu et ce qu'il peul, de plus, c*^ (pfest l'être de tous les êtres, et nous sentons conibien nous avons été induits en erreur etiiveuglément conduits, attendu qu'on nous parle béaucoup de la volonté de Dieu, qu'on représente toujours la divinité comme un être étranger, éloitrné de nous, dont la volonté incline seulement vers nous, ()ui pardonne les péchés par faveur, comme un roi iait grâce de la vie à un condamné. Mais non, écoute, il ne s'agit pas de faire rhypocrite et de demeurer un fourbe ; il faut naître de Dieu ou élre réprouvé pour rélernitc; c'est l'onivre de la vraie foi el de la volonlé, laquelle volonté doit aller sérieusement à Dieu et devenir un esprit avec lui; elle doit obtenir la substance céleste, sans quoi ni chant, ni sonnerie, ni hypocrisie, ni quoi«que ce soit n'y fera rien. Dieu n'a besoin d'aucun culte : nous devons nous enlr'aider, nous aimer et remercier

le Dieu souverain, c'est-à-dire nous élever à lui dans

un seul espril, annoncer sos nu^rveillevS, invoquer son nom et le louer; cela coai>iitue la joie du Saint-Ternaire , ou la sagesse élerjiello traosibrine la louange en merveilles, puissance et végétation. Alors, le rèî^ne de Satan est détruit, le règne de Dieu vient à nous et sa volonté s'arroinpliL Hois de là, toute œuvr<; el iîclion Inunaines soni devant Dieu une chose inulile, une hypocrisie qui n'amène aucune réconciliation, mais détourne uniquement l'homme de son Dieu.

17. Le règne de Dieu doit s*étal)lir en nous et sa volonté s'accomplii' on nous, alors nous le servons véritablement : si nous l'aimons de tout notre cœur, de toule notre âme et de toutes nos forces, puis, notre prochain comme nous-mêmes, c'est là tout le culte qu'il accepte de nous; à quoi sert de nous abuser? Si nous soinrii-'s justes, non? somines nous-ruénics (l(^s dieux dans le Dieu souverain ; ce qu'alors nous taisons. Dieu le fait en nous et par nous. Si son esprit est en nous, pourquoi tant de recherches au sujet du culte divin? Veul-il faire quelque chose? — Sovons ses serviteurs dis|>os. Si quelque œuvre doit plane à Dieu, il en doit être l'artisan; hors de là, c'est une ceuvi'e terrestre, dans l'esprit de ce monde, nous bâtissons pour le ciel de ce monde, dans les astres et les éléments qui agissent et déploient leurs merveilles en iiou-^ ; enfin , par des œuvres hors de l'esprit de Dieu, nous servons le ténébreux dcraon.

18. Que cela vous soit dit, comme nous l'avons hautem^t reconnu : aucune oeiuvr^ ne plait à DieUi

qnî n'émane pas de la foi en lui ; fais l'hypocrite à satiété, tu ne travailles que pour ce monde, tu sèmes dans un champ terrestre. Mais veux-tu récolter des fruits célestes? — alors répands de la semence céleste, et si, dans un soi mal disposé, elle ne prend pas, cette semence reviendra à toi, lèvera dans ton champ et tu jouiras toi-même de son li uil.

Page 1