CHAPITRE YIL
Du voir spirituel; comment un homme peut posséder, dans ce monde, la science divine et céleste, à pouvoir parler de Dieu avec connaissance, et comment son voir est constitué.
Seconde eUoHon ou rafaîchissement de la raison ex" terne de ce monde, dans la chair et le sang.
1. La raison externe dit : Comment un homme, habitant ce monde, peut- il voir en Dieu, comme dans un autre monde, et dire ce qu'est Dieu? — Gela ne se peut, ce doit être une chimère dont l'homme se berce et qui le trompe lui-même.
Réponse. Tel est le point d'arrêt de la raison externe : elle ne peut fouiller plus outre pour trouver du repos, et si j'en étais encore là, je parlerais de même ; car celui qui ne volt rien, dit : il n'y a rien là; ce qu'il voit,, il le reconnaît; il ne sait rien de plus que ce qui est devant les yeux. Je demanderai au moqueur et homme entièrement terrestre si le ciel est aveugle, ou bien l'enfer et Dieu lui-même? Si, dans le monde divin, il y a aussi un voir? Si l'esprit
de Dieu voit aussi, tant dans le monde de lumière et d'amour, que dans le monde de la fureur et de la colère, dans le ceati'e? S'il dit qu'il y a un voir làdedans, comme cela est, qu'il prenne garde de ne pas voir le plus souvent par les yeux du démon dans sa méchanceté préméditée, alors que, longtemps à Tavance, il imprime dans son imagination d'exécuter méchamment une chose, qu'il voit d'avance comment il peut et veut accomplir sa fourberie. Et s'il peut voir d'avance la méchanceté, pourquoi ne voitril pas de même sa récompense? Oh non ! le diable voit avec ses yeux et cache la punition, afin qu'il puisse accomplir la méchanceté. Si l'homme chassait le diable, il verrait la grande folie qu'il lui insinuait : il lui fait voir le mal et lui prête des yeux pour cela, pour voir ce qui doit arriver, et l'homme aveuglé ne sait pas qu'il voit par Jes yeux du démon.
3. Le saint voit, de la même manière, par les yeux divins, ce que Dieu se propose de faire; et cela, l'esprit de Dieu le voit, dans la nouvelle naissance, par les vrais yeux humains, par l'image divine ; cet esprit est au sage un voir et aussi un faire; non au vieil Adam qui ne doit être là que serviteur, pour mettre en œuvre ce que le nouvel homme voit en Dieu. Christ n'a-t-il pas dit : le Fils de l'homme ne fait rien que ce qu'il voit faire à son père; c'est cela qu'il fait. Le Fils de l'homme est devenu notre habitation, dans la(juclle nous sommes entrés; il est devenu notre corps et son esprit est notre esprit. Habitant en Christ, serions-nous donc aveugles en Dieu? L'esprit de Christ voit par et en nous ce qu'il veut, et ce qu'il veut
nous le voyons el le savons on lui : hors de lui, nous ne savons rien do Dieu. 11 ojx'mc des (pu\i«'s diviru^s et voil ce qu'il veut el quand il veut» non qiKind Adam veut, lorsque Adaai (par exemple), répandrait volontiers sa méchanceté (avec orgueil de se montrer). 0 non, là il se cache et ne regarde, pas en nous dans la joyouse lumière on Dieu, mais dans la croix, dans la Iribnlaliun, dans les souftrances ot la mort de Cliiùsl, dans la pei*sécotion, ie mépris (qu'il a endurés), dans une grande tristesse; c*est là-dedans qu'il regarde et il laisse le vieil âne se débattre et porter la croix de Christ; c'est là son office. C'est par cette voie, par la moit de Cliiisl (pio le nouvel hoiinue vuit dans le monde angéiique ; il lui est plus aisé et plus dair à comprendre (connaître) que le monde terrestre ; cela arrive naturellement, non par illusion, mais par des yeux voyants ; par les yeux qui doivent posséder le monde angéiique, savoir ceux de riaiage de l'âme; par l'esprit qui sort du feu de l'ànie; cet esprit voit dans ie ciel , il voit Dieu et l'éternité ; nul autre ne le peut, et il est aussi la noble image de Dieu.
4. 0*est d'un tel voir que cette plume a écrit, non d*aulres autorités ou de présomptions. Bien qu'une créature ne soit que partielle el non un tout; que nous ne voyions qu'en pai tie, c'est pourtant certain ; mais on ne peut décrii*e la sagesse divine, car elle est infinie , sans nombre ni circonscription ; nous ne la connaissons que partielleuicnl. Bien que nous en sachions beaucoup plus, la lanj^ue terrestre ne peut l'exprimer; elle ne prononce que des paroles de ce monde et le sens demeure dans l'homme caché; c'est
j)i>nr(|U()i \\\n coiiiproiK] loujours diflereminen! âo. Vaulvc : selon, que chacun esl doué de sage^ise, il le saîsil et l'exprime.
5. Chacun ne comprendra pas' mes écrits dans mon sens, pas môme un seul ; mais chacun reçoit suivant son duii, pour S'>n aiiicntJciiipnl, Fuu plus que l'aiilK', selon la piopriété de son esprit ; car l'esprit de Dieu est le plus souvent soumis à l'esprit de Thomme porté au bien et voit ce que l'homme veut, pour que son bien ne soit pas empêché , mais que partout la volonté de Dieu s'accomplisse; car Tespril (pii est entendre du feu de i'àine, de la douceur el de l'être divins, est aussi le Sl-Esprit, il demeure dans la pi opiiété divine cl lire son voir de la propriété divine.
6. Qu'y a-t-il donc en nous d'étranger que nous ne puissions pas voir Dieu? Ce monde elle diable dans la colère de Dieu sont la cause que nous ne voyons pas avec des yeux divins; à part cela, il n'y a aucun obstacle.
7. Si quelqu'un dit, je ne vois rien de divin, qu'il pense alors que la chair et le sang, de plus, la ruse
du démon, hii sonl un ohsiacle et un voile; que souvent, dans son orgueil, il veut voir Dieu pour son honneur propre, el que souvent aussi il est rempli de méchanceté terrestre et aveuglé par elle. S'il considérait les traces de Christ et entrait dans une nouvelle vie, s'il se soumettait à la ciuix de Christ el ne désuail que son entrée en lui , (jue de le suivre dans sa mort, son passage aux enfers el son ascension au Pére, comment ne verrait-il pas alors le Pére, son sauveur Christ et le Saînt-Ësprit.
8. Le Saint-Espiil sciaiL-il donc aveugle quand il demeure dans l'homme? Ou écris-je pour ma p:loire? Non paSy mais pour la gouverne du lecleur, aUn qu'il revienoe. de son erreur, qu'il abaudoniLe le chemin du vice et mène une existence sainte et divine, afin qu'il voie aussi avec des yeux divins les merveilles divines et que la v ilonlé de Dieu s'accomplisse; dans quel but cette plume a tant écrit et non pour son propre honneur ou pour la volupté de cette vie, comme le persécuteur nous en accuse toujours, demeurant néanmoins le persécuteur seulement, dans la colère de Dieu, auquel nous souhaiterions volontiers le royaume des cieux , s*il pouvait se débarrasser de Satan et de l'orgueil terrestre qui l'aveuglent.
9. Ainsi, chers enfants de Dieu, qui cherchez dans les larmes, prenez seulement cela au sérieux : notre voir et savoir sont en Dieu ; il manifeste à chacun, dans ce monde, autant qu'il lui plait, qu'il sait qu'il lui sera utile et bon; car celui qui voit en Dieu a Fcsuvre de Dieu à accomplir; il doit et est tenu de faire» d'enseigner ce qu'il voit, d'en parler; sans quoi le voir lui est retiré. Car ce monde n'est pas digne du voir divin ; mais pour l'aiiiyur des merveilles et de la manifestation divines, il est donné à plusieurs de voir, afin que le nom de Dieu soit manifesté au monde, ce qui sera aussi un témoignage contre toute perversité qui tourne la vérité en mensonges et méprise le Saint-Esprit; car nous ne nous appartenons pas à nous-mêmes, niais h celui que nous servons dans sa lumiér^. Nous ne savons rien de Dieu : luimême est notre voir et savoir. Nous sommes un néant,
afin qu'il soit tout en nous ; nous devons être aveugles, sourds el muets, et ne percevoir aucune vie en noQS, afin qu'il soit notre vie et notre âme, que notre œuvre soit la sienne ; si nous avons fait quelque chose de bon , notre langue ne doit pas dire : c'est nous qui avons fait cela, niuis : c'est le Seigneur qui a fait cela en nous; que son nom soit glorifie. Hé bien! que fait ce monde pervers maintenant? Si quelqu'un dit : c'est Dieu qui a fait cela en moi ; quoique ce soit bien , le monde répond : fou que tu es , c'est toi qui l'as fait, Dieu n'est pas en toi, lu mens. Il laul donc que l'esprit de Dieu soit leur fou et un menteur. Qu'est-ce donc, ou qui parle par la bouche du caioraniateur? Le diable, qui est un ennemi de Dieu, pour cacher l'œuvre de Dieu, pour que l'esprit divin ne soit pas reconnu et que lui demeure prince de ce monde jusqu'au jufrement.
10. Si donc vous voyez que le monde vous combat, vous persécute, vous méprise, vous calomnie à cause de la connaissance divine et du nom de Dieu, pensez que vous êtes en présence du noir démon, bénissez afin que le régne de Dieu vienne à nous et brise à Satan son ai^^uiHon , afin que par votre bénédiction et votre prière l'homme soit délivré du démon : ainsi faisant, vous serez de bons ouvriers dans la vigne du Seigneur, vous mettrez obstacle au règne de Satan et produirez des fruits pour la table du Seigneur, car de la colère de Dieu nous sommes réengendrés (l.iii? l'amour et la douceur. Dans l'amour et la douceur devons-nous endurer les épines de Satan el le combattre en ce monde ; car l'amour est un poison pour lui,
un feu do terreur qu*îl ne peut supporter ; s'tl percevait line étincelle d'amour en lui , il la rejetterait ou
hoiidu.til rage pour s'en dolivrer. C'est, {lourriuoi l'amour cl la douceur sont nos aimes : avec elles nous pouvons, sous la couronne d*épincs de Christ , conn battre, pour la noble couronne, le diable et ce monde; car Vamour est le feu de Tautre principe, le feu divin, auquel SaUin el le mondç soni Imsliles; Taniuur a des veux divins et voit en Dieu: la culèrc a l'œil de la fureur, dans la colère de Dieu, et voit dans renfer, le tourment et la mort.
11. Le monde croit bonnement qu'on doit voir Dieu (les yeux terrestres; il ne sail pas (jue Dieu u li.ibite point dans l'extérieur, mais dans rinlérieur; et si, alors, il ne voit rien d'éli ange chez les entants de Dieu, il dit : ohl c'est un fou, il est né (ou, il est mélancolique. Le monde n'en sait pas davantage. Ecoule, maître Jaques, )<• sais bien ce que c'est que la mélancolie et aussi ce qui est de Dieu; je les connais tous deux el toi aussi, dans lun aveuglement. Un tel savoir n'est pas le fruit de la mélancolie, mais bien d'un combat chevaleresque; nul ne l'obtient sans (îombat, sans élection divine, sans lutte pour la cou* ronne. Plus d'un csl [h* destiné a cela dès le veulro de sa mère, comme Jean-Baptiste (Luc, I ; 15) et d'autres, qui sont saisis dans Talliance divine de la promesse, alliance qui est toujours la ùn (but) d'un sié* cle né de la grande armée avec le temps et choisi par Dieu pour tuanifesler les merveilles qu'il tient en réserve. Tous ne sont pas prédestinés cependant, mais beaucoup obtiennent la connaissance par leurs arden-
tes recherches ; car Christ a dit : Cherchez et vous trouverez, heurtez et il vous sera ouvert (Math., VU : 7). De plus: qui viendra à moi, je ne le rr^j citerai point (Jean, VI : 87), cl : Père, je veux que ceux que tu m'as donnés soienl oii je suis (Jean, NVII : M), c'est-à-dire, selon nouvel homme, né de Clu-ist, en Dieu son Père. Enfin : Père, je veux qu'ils voient la gloire dans laquelle j'étais avant la fondation du monde. — Ici se trouve le voir par Tespril de Christ, par le royaume de Dieu, dans la puissance di' la parole, le voir de TEUe divin, par les yeux divins, cl non par les yeux de ce monde et de la chair extérieure.
i2. Ainsi , n monde aveugle , sache comment nous
voyons, cjuaiHl nous pailuiis cl écrivons de Dieu, et désislc-loi de Ion faux jucvincnt; vois par les yeux et laisse les cnfanls de Dj^voir par les leurs; vois par tes dons et laisse les enfants de Dieu ou quiconque voir par les leure. Que chacun voie selon qu'il est appelé pf se cdodiiisf» de incme; car noli e œuvre n'est pas uniluriiie, mais cliacim (jrocède suivanl son don cl son appel, pour ta gloire et les inni veilles de Dieu. L'esprit de Dieu ne se laisse pas ainsi lier, comme la raison extemc, avec ses lois et ses conciles le prétend, alors ([ue chaque fois on forme une chaîne de rantcchrist, ipic les huiiimc^ veulent juger l'espiit de Christ et tenir leui* opinion et leur décision pour l'alliance divine, comme si Dieu n'était pas présent dans ce monde ou comme s*ils étaient des dieux sur la terre, confirmant encore par serment ce qu'ils veulent croire. N*est-ce pas une œuvre do folie que de
vouloir lier à un serment le Saint-Esprit dans ses merveilleux dons? Il doit croire ce qo'ils veulent, et pourtant, ils ne le connaissent pas, ne sont pas nés de lui non plus ; néanmoins Os lui dictent des lois sur
ce qu'il doit faire.
13. Nous disons que tous les pactes de ce genre sont l'antechrist et (le finit de) l'incrédulité ; comme qu'ils soient tournés, Fesprit de Dieu est libre, il ne va pas dans le pacte , mais apparaît librement selon le don et le naturel, à rhunible base alTective qui le clierclie; il lui est même encore soumis, si elle le désire avec ardeur. A quoi sert donc le pacte d'invention humaine lorsqu'il s'agit de la gloire de Dieu? Tous les pactes ne sont-îb pas nés de Torgueil personnel? Un entretien amical est certes bon et nécessaire ; il convient que l'un fasse part de son don à l'autre, mais les pactes son^une iàusse chaîne, contraire à Dieu. Dieu a jadis falHine alliance avec nous en Christ, cela suffît pour Téternité; il n'en fera plus. 11 a fait alliance une fois avec Tespéce humaine , un testament solennel par la mort et le sang ; cela suffît, nous nous en contentons à bon droit et nous attachons à celte alliance. Il ne nous est pas permis de danser ainsi témérairement autour de la coupe de Christ, comme cela se fait de nos jours, sans quoi elle notis sera ôtée, de même qu'elle Fa été aux Turcs.
14. Les temps sont très sérieux, plus sérieux que jamais; que cela vous soit dit; il nous a. été donné de reconnaître que Tantechrist doit être mis à nu. Haïs veillez à ce que vous ne deveniez pas en même
temps pires, car la cognée est mise à l'arbre ; le mauvais arbre doit être abattu et jeté au feu. Le temps est proche : que nul neVabandonne aux désirs de la
chair, car il ne sert de rien de savuii- cumiiient on peut naître de nouveau, si l'on demeure dans la vieille peau, dans les voluptés du vieil homme, dans l'avarice, l'orgueil et Tinjuslice, dans Timpureté et dans une vie scandaleuse : un tel homme est mort de son vivant et gît dans le goufre de la colère divine ; son savoir l'accusera et le condamnera. S'il reçoit et admet la parole de vérité que Dieu lui donne à connaître, comme le vrai chemin à la vie, il doit aussitôt la mettre en pratique et quitter la méchanceté, sinon il encourt une grave sentence. En quoi est-il meilleur que Satan? Celui-ci connaît aussi la volonté de Dieu, mais accomplit la sienne, mauvaise ; l'un ne vaut pas mieux que l'auH^ : nul n'est bon que depuis . qu'il met la parole en pratique; alors il marche dans la voie divme et cultive la vigne du Seigneur.
15. L'iivpocrite Babel enseif^ne maintenant que nos œuvres sont sans mérite, que Christ nous a sauvés de la mort et de Tenter, que nous n'avons qu'à le croire et nous serons justes. — Ecoute Babel I le serviteur qui connaît la volonté de son maitre et ne la fait pas, sera rudement châtié. Un savoir sans le faire, ressemble à un feu qui fume et (jue riuumdilé empêche de brûler. Veux-tu que ton leu de foi divine brûle? Alors souffle-le, pour le débarrasser de l'humidité du diable et du monde ; entre dans la vie de Christ. Si tu veux devenir son enfant , il te faut entrer dans sa muibuu cl iaîre son œuvre , à défaut de quoi tu es un
étranger, un liypocrite qui prend en vain le nom de Dieu ; tu enseignes d'une façon et agis de l'autre, témoignant ainsi que le jugement de Dieu est vraiment
sur loi. Quelle salisfactiori Dieu lelire-l-il de ton savoir, puisque lu demeures un iourbe? Crois-tu qu'il reçoive tes cris hypocrites que tu lui adresses ainsi : Seigneur, donne-moi une grande foi aui mérites de ton fils Jésus*Christ, que je croie de tout mon cœur qn'il a satisfait pour mes péchés? Crois-lu que cola suffise? — Oh non ! tu dois entrer dans les souffrances et la mort de Christ et renaître de sa mort, tu dois devenir an membre iavec et en lui ; crucifier sans relâche le vieil Adam , demeurer constamment sur la croix de Christ, devenir un enfant obéissant qui écoute toLijoui s ce qup dit le Père et veut de îiicmc faire de bon gré sa volonlé. 11 le faut passer à Taction , sans quoi tu demeures une lai^ sahs Tie; tu dois opérer avec Dieu de bonnes œuvres d*amour- envers ton pro- . chain, exercer conslamnienl ta foi et être toujours prêt à la voix (lu S(M't,mrni- (juand il t'appellera à quitter la vieille peau pour alb'r dans ta pairie, où tu recevras le pur vêtement. Vois! bien que tu le proposes de marcher dans ce 'chemin, tu auras néanmoins encore assex de faiblesses, tu en ressentiras Iwîancoup trop, tu feras encore lio[) de mal, car nous avons à demeure en nous un fâcheux hôte ; il ne s'agit pas de se consoler seulement, mais de le combattre, de le tuer et de le vaincre sans cesse ; il est déjà toujours trop fort Pl veut avoir le dessus : Christ a bien brisé la mort poui' nons cl en nouf-; cl ouveiM la voie en Dieu; mais à quoi me sert-il de me reposer là-de-
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dessus, de le savoir seulement, si je demeure prisonnier de la ténébreuse colère , lié par les chaînes du diable? Il faut que j'entre dans cette voie, que j*y marche, comme un pèlerin qui va de la mort & la vie.
i4 voie du péléjpîAage de la mort à la vie.
1. Chers enfants, entrelenons^ious ici confiatement ensemUe-cle la base : Notre véritable vie, en laquefié nous devons voir Dieu, est comme un feu étouflTé; en plusieurs même, comme le feu priscmnier danis une pierre ; nous devons l'allumer par une vraie, sérieuse întnwersioB en Dieu. Voyei donc la soUicHude de Dieu envers nous : ii- nous a régénérés en Christ par Teau de réternelle vie , el nous a , dans ralHànce du baptême , laissé celte eau comme une clef du présent #adieu, afm que nous pussions ouvrir et en arroser notre feu d'àme, pour qu'il devint eusccfitible do ha divin. Il nous a de plue- donné son corps pour aliment et son sang pour breuvage , afin que nous nous les apprupriions, que nous entrions dans son alliance et en nourrissions notre âme, pour la restaurer et la réveiller de la mort, la porter à allumer le feu divin. Chers enfents, ce feu doit brûler et non rester enfermé dans la pierre, ou comme une amorce qui aimerait prendre feu et en est empêchée par rhuiiiidilé du diable. La foi historique est une amorce ou uae étin- QsUe qui fume et doit être allumée, r nous: dmna lui foaniîv la maliére dans laquelle elle puisse s*alhimer ;