Puisque maintenant la volonté est engendrée du
feu de l'âme, elle est bien aussi, avec sa racine, dans l'âme, et il n'y a aucune séparation entre la volonté et l'âme; alors la volonté devient ainsi un esprit en Dieu, le vêtement de l'âme, en sorte que l'âme dans la vo« lonté est cachée en Dieu, et bien que demeurant dans le corps, néanmoins enveloppée de sa volonté et cachée en Dieu. Elle est ainsi» dans la volonté (qui est la
mie« sérieuse foi)» un enfant de Dieu et habite on autre monde.
6. n ne faut pas comparer ceci à une volonté historique où la raison sait qu'il y a en clic un désir de Dieu, mais relient ce désir prisonnier dans la méchanceté, en sorte que la volonté ne peut sortir de Tâme et entrer dans la vie ou le mystère divin ; la raison forge des opinions et induit la volonté en erreur, ce qui l'empêche d'atteindre le mysléic divin. Elle deiiieure ainsi dans Terreur ou bien même cachée dans Tâme, attendu qu'elle est dirigée vers un avenir, puisque la raison détient la volonté prisonnière dans la passion charnelle, dans la magie sîdérîque, et dit toujours: demain tu t'enquerras, tu te mettras en quête du mystère divin. La véi ilê est qu'il n'y a aucuii pouvoir de trouver, cette opinion trompe. Dans aucune opinion, également, n'existe la liberté, de façon que la volonté puisse entrer et voir Dieu, que la raison ose s'imaginer de faire quelque chose qui puisse plaire à Pieu.
7. Car il n'y a pas de voie plus sûre que de dégager simplement sa volonté de la raison et de ne pas vouloir se chercher; mais uniquement s'abandonner sans réserve à Famour et à la volonté de Dieu , et
laisser là tout ce que la raison met sur le chemin. Si de glands péchés et des crimes avaient été commis par le corps, il faut seulement passer outre en volonté et priser Tamour de Dieu plus que l'ordure des pé» chés ; car Dieu n'accepte pas les péchés , mais iiien Tobéissance et la libre volonté. 11 ne laisse pas entrer le péché en lui, mais il reçoit la volonté humble
(Spiï délaissé la maison de péchés, qui ne téut plnè lé péché, mais passe de la raison dans son amour, comme
un enfant obéissant et humble; il reçoit, dis-je, cet enfant, car il est pur. Par contre, s'il gît encore dans rerreur, il en est aussi enveloppé et non libre. Or, comme Dieu est en soi libre de la méchanceté, la volonté doit Félre pareillement, si elle veut être la ressemblance, rima^œ ol la propriété de Dieu; car ce qui vient à lui dans sa liberté, il ne le repousse point, comme Christ nous renseigne. (Jean Yi: 37.)