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puis le lambeau est rabattu et fixé en place par quelques sutures métalliques et une dizaine d’épingles.
La tumeur examinée par le docteur Paul Meyer est un fibrome avec vaisseaux très volumineux, à parois hypertrophiques.
Température. Matin. Soir, PL (CA À à (0 D RRNAIR PAT PRE Opér. 38°,3 poules oO MP Va ME LE RE 88°,2 38°,9 PAT TS OO UE Ale Fons Lie 38°,4 38°,8 : AS Dr LUN RG ES 38° 38°,4 RAS Mer mme 38° 38°,2 ES a NE Pete Ge ET SEA 38°,3 38°,3 de SE pee 2 AU ler EP 317°,6 38° ARR ER ne EP RTE 37°,4 38°,1.
Les suites de l'opération sont d’abord très simples; le gonflement, très modéré, tombe vers le quatrième jour. Les dernières sutures sont enlevées le 2 mars et le 4 mars; le garcon reste levé une partie de la journée. Il se refroidit en sortant de la salle; le lendemain 5 mars il a une otite moyenne, suppuration à gauche, favorisée peut-être par les injections nasales phéniquées qu’on lui applique. ,
Le 22 mars, l’oreille droite est atteinte à son tour de suppuration de la caisse.
Le 31 mars, le garçon rentre à la maison entièrement guéri. La déformation de la face est faible; la joue gauche est légèrement en retrait sur la droite, mais la paroi antérieure de l’antre d'Hicamore est remplacée par un tissu cicatriciel très résistant.
Récidive. — Le garçon nous est ramené par son père le 16 décembre 1878. Jusqu'au mois de juillet, l’enfant se portait très bien; à partir de ce moment les parents remarquèrent de nouveau un léger nasonnement de la voix et une obstruction intermittente de la narine gauche. Depuis le mois d'août il est survenu assez fréquemment des épistaxis, qui sont devenus presque continuels dans ces derniers quinze jours, et ont beaucoup affaibli le petit malade.
Aussi, en l’examinant, le trouvons-nous très anémique. Les cicatrices de la résection temporaire sont lisses et peu apparentes. La joue gauche offre à la pression un plan très résis-
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tant; cependant une épingle le pénètre très profondément, sans rencontrer de lame osseuse proprement dite.
La piqûre est douloureuse, preuve que le nerf sous-orbitaire s’est régénéré. Les ganglions de la région parotidienne et sous-maxillaire sont engorgés et présentent quelques points de suppuration. La narine gauche est un peu moins perméable à l'air que la droite; néanmoins une sonde de femme la traverse sans grand obstacle et arrive jusque dans le pharynx. Avec l'index porté derrière le voile du palais, on arrive à gauche sur une tumeur molle qui forme coussinet à la base du crâne; mais on ne peut examiner longuement l’implantation, parce que le sang se met aussitôt à couler. La déglutition des aliments solides provoque également des hémorragies.
Le 18 décembre, M. Eug. BæœckeLz procède à l’opération en présence de MM. les docteurs Jules BœcxkeL, Paul Meyer et des internes. M. KALTENTHALER administre le chloroforme. L’enfant endormi est renversé sur la table, la tête pendant par-dessus le bord. Le professeur incise transversalement le voile dans l'étendue de 2’, centimètres, le long du bord postérieur des palatins. Une petite incision verticale de 5 millimètres est ajoutée à l’extrémité gauche de cette première plaie. L’index arrive facilement par cette boutonnière sur l'implantation de la tumeur à la base du crâne et à l’orifice postérieur de la narine gauche; mais l’hémorragie est forte et oblige à tamponner le pharynx et la plaie avec des bourdonnets d’eau de PAGLraRI.
On remet la suite de l'opération au lendemain et l’on entoure le cou d’une compresse d’eau fraîche.
19 décembre. — L'enfant n’a pas souffert et n’a pas perdu de sang depuis hier. Le matin on le chloroformise et on le remet dans la position de la veille. Les tampons retirés, on rugine l’apophyse basilaire d’arrière en avant avec la cuiller tranchante à travers la boutonnière du voile. La tumeur est ainsi détachée jusqu’à la narine postérieure, où elle pend encore. On achève son extirpation en introduisant la cuiller dans la fosse nasale gauche et en ruginant d'avant en arrière. Le sang arrête bientôt de couler; on porte alors sur les points d'implantation des bourdonnets imbibés d’une solution caustique de chlorure de zinc et d’eau, parties égales. Ges bourdonnets, fixés à des fils, sont maintenus par d’autres de charpie sèche. Les bords de
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la plaie, quoique protégés et écartés par des crochets mousses, ont élé touchés par le caustique; on essaye néanmoins la réunion, en y appliquant deux points de suture.
Le garçon, maintenu anesthésié tout le temps, est reporté dans son lit avec une compresse fraîche autour du cou.
Température : matin 37°,3, soir 38°.
20 décembre. — La nuit a été bonne; le malade n’a pas souffert. Le matin on constate que les bords de la boutonnière palatine sont grisâtres et fortement cautérisés. On retire les iampons, partie par le nez, et partie dessous le voile. Douches nasales avec de l’eau phéniquée trois fois par jour.
Température: matin 37°,6, soir 38°,8.
21 décembre. — Les bords de l’incision palatine commencent à se séparer, on retire les points de suture.
Température: matin 317°,7, soir 38°,4.
22 décembre. — Température: matin 37%, soir 37°,6. A partir de ce moment la température reste normale. 24 décembre. — Une forte escarre s’est détachée ce matin
des bords de la boutonnière palatine et a été suivie d’une légère hémorragie. Suppuration abondante par la narine gauche. Douches nasales phéniquées; badigeonnage de la plaie du voile avec une solution de nitrate d'argent },...
4 janvier 1879. — La suppuration a beaucoup diminué; la boutonnière du voile se rétrécit visiblement. En examinant le haut du pharynx avec le doigt et la sonde cannelée, on ne rencontre nulle part de plaie suspecte. Dans l’apophyse basilaire il y à une cavité creusée dans l’os, à bords à pic; c’est probablement le sinus sphénoïdal ouvert par le caustique.
Le 14 janvier, l’enfant rentre chez lui entièrement guéri en apparence, à l'exception d’une petite ouverture dans le voile, du volume d’une sonde cannelée, qui se fermera sans doute spontanément et qui, en tout cas, n’altère pas la voix.
Le 28 mars, le père nous écrit que son fils se porte très bien, qu’il n’a plus eu de saignement de nez, et que l’ouverture du voile s’est entièrement oblitérée.
Os. IL — Polype fibreux pharyngien. Incision transversale du voile. — Rugination et cautérisation de la base du crdne. —
Suture du voile. Par M. le professeur Eug. BœcxeL.
(Observation recueillie par M. RUHLMANN, interne.)
Aeschelmann, Georges, de Hæœnheim, près Strasbourg, âgé de 19 ans, cultivateur, est un garçon robuste, et qui ne ressent de gêne du côté du nez que depuis le mois de juillet 4878. Il fut d’abord sujet à un coryza chronique, puis survinrent des épistaxis de plus en plus fréquents, quoique peu intenses; enfin, depuis deux mois, la voix est nasonnée et l’air ne passe plus que difficilement à travers la narine droite.
En janvier 1879, il se présente d’abord à la consultation de la salle 105, où on lui prescrit des injections de tannin; puis on lui conseille de se faire admettre dans la salle pour y subir un traitement chirurgical.
État actuel le 8 janvier. — Jeune homme bien portant d'apparence, sans déformation du visage. Quand on le fait expirer par le nez, l'air sort difficilement par les deux narines, mais surtout par la narine droite. Le voile du palais est normal, la voûte palatine est étroite, ogivale, de forme irrégulière par suite de l'implantation vicieuse de la première molaire gauche, qui double la canine.
Quand on porte l'index derrière le voile, on rencontre une tumeur assez ferme, de la grosseur d’une noix, un peu mobile de gauche à droite, et qui est implantée sur le bord postérieur du vomer dans toute sa hauteur. Une sonde de femme, introduite par la narine gauche, butte contre la tumeur, mais arrive à la déplacer et pénètre dans le pharynx, où on la sent avec le doigt. Du côté droit, cette expérience n’est pas possible, l'ouverture postérieure de cette fosse nasale est bloquée. Cet examen provoque une légère hémorragie. — La voix du malade est nasonnée; il n’y a de gêne ni dans la respiration, ni dans la déglutition.
Opération le 9 janvier 1879, avec l'assistance ordinaire. — Le malade est anesthésié après une injection préalable de morphine, puis on le renverse sur la table, la tête pendant par-
dessus le bord, et lon incise le voile du palais transversalement le long du bord postérieur de la voûte, en incurvant légèrement les extrémités de l’incision. L’hémorragie est assez forte au premier moment, de sorte qu'on tamponne la plaie avec des bôurdonnets imbibés d’eau de PAGzrARI. Quand après cinq minutes on retire la charpie, le sang est arrêté; avec une cuiller tranchante, introduite à travers la boutonnière palatine, on rugine le vomer de haut en bas, puis on achève de détacher la tumeur en passant avec l’instrument à travers la fosse nasale droite. La masse est retirée par l’incision du voile. L’hémorragie est plus forte que pour le premier temps de l’opération; aussi l’on pratique un nouveau tamponnement pendant quelques minutes. Avec le cautère galvanique en porcelaine, introduit à froid par la narine droite, on cautérise ensuite toute la surface ruginée et l’on termine l'opération en réunissant la plaie du voile par trois petits points de suture métalliques.
Le tout a duré 50 minutes, pendant lesquelles l’anesthésie a été maintenue.
La quantité de sang recueillie dans le baquet placé sous la tête du malade est d’un peu plus de 500 grammes.
Traitement: Compresses froides autour du cou; boissons glacées; injections détersives froides dans le nez.
Le néoplasme, examiné au microscope, est un fibrome d'apparence caverneuse, en raison des nombreux vaisseaux hypertrophiés qui le parcourent.
Température le soir de l’opération 38°,5.
10 janvier. — Température: matin 37°,8, soir 39°.
11 janvier. — Température: matin 36°,9, soir 39,1.
Le malade ne souffre pas; les narines commencent à jeter abondamment.
Douches nasales phéniquées. Badigeonnages de la ligne de réunion du voile avec la solution de nitrate ‘/,.. Alimentation
liquide.
12 janvier. — Température: matin 38°, soir 39°,4. 13 janvier. — Température: matin 38°,8, soir 38°,6.
Suppuration verdâtre très abondante du nez. Malgré le mouvement fébrile, le malade se sent bien et ne se plaint pas. 14 janvier. — Température: matin 38°, soir 39°,2.
45 janvier. — Température: matin 38°,6, soir 39.