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CHAPITRE II

Manuel opératoire.

Les anciens chirurgiens ne se sont guère occupés du manuel opératoire. Suivant en cela leur habitude générale, ils ouvraient les abcès qui tombaient dans le vagin, le plus souvent avec le trocart. Un drain à demeure et des lavages évacuants faisaient les frais du traitement.

Aujourd'hui deux techniques sont en présence, en en exceptant la méthode antérieure de Boisleux, qui n’est pas absolument dans le cadre de notre sujet, et pour laquelle nous renvoyons aux ouvrages de l’auteur.

Les uns, suivant l’enseignement de Laroyenne (de Lyon), se servent d’un trocart spécial. Je relève, dans les divers travaux qu’il a écrits ou inspirés la description suivante de l’instrument, et la suivante maniére de s’en servir.

Le trocart de Laroyenne offre le diamètre d’une sonde uréthrale n° 20, de la forme et la longueur de l’hystéromèêtre. La canule est fendue à son extrémité dans la moitié de sa longueur, afin de pouvoir remplir l'office d’une sonde cannelée. Le trocart, aminci en forme de lame dans la partie antérieure, a une flexibilité qui lui permet, après avoir traversé la portion rectiligne de la canule, de s’incurver pour franchir son extrémité légérement recourbée. Un manche solide, arrondi, permet d’avoir l'instrument bien en main.

Le rectum a été préalablement vidé, l'index gauche est introduit dans le vagin, et son extrémité s’appuie sur le point précis où doit porter l’incision ; le trocart est poussé le long de l'index conducteur : arrivé à l'endroit de la tumeur, où il doit

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