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l'existence d’un double foyer : l’un profond annexiel (salpingite ou salpingo-ovarite), l’autre superficiel ou peri-annexiel (péri salpingite).
Le moment est venu, après avoir exposé les deux divisions de notre sujet, de les grouper et de les juger dans une discussion d'ensemble,
Evidemment, la simplicité de l'opération, son caractère bénin et habituel, son efficacité certaine dans quelques cas, surtout sa facilité et son appropriation à des conditions parfois difficiles de clientèle, 2t surtout son caractère nettement conservateur, lui ont fait de nombreux partisans.
Mais la laparotomie aussi est conservatrice et si l’incision directe est facile, il n’en est pas moins vrai qu’elle a ses dangers. On peut ponctionner l'intestin, la vessie, une artère importante ; on peut donner issue au pus dans le péritoine, et si ces reproches s'appliquent surtout au trocart de Laroyenne, plus précis mais plus faux aussi que la main intelligente du chirurgien, on peut en faire d’autres à l’incision au bistouri ; on peut invoquer les cas où malgré l’examen le plus'serupuleux, on n’a pas diagnostiqué qu’il y avait une anse intestinale entre la paroi vaginale et la trompe abcédée (1).
Il est vrai que dans les cas où l’on trouve un obstacle quelconque à l’ouverture de la collection, on peut s'abstenir et recourir à une autre opération, mais on conviendra que lon se place soi-même, de son plein gré, dans des conditions plus mauvaises pour cette opération secondaire, surtout s'il s’agit d’une laparotomie.
Et parfois, comme dans les cas de Monod (2) et un autre de Richelot (3), non seulement l'opération est insuffisante, mais elle est dangereuse.
(1) Cas de RicueLot, L’hysléreclomie vaginale, Paris, 1894, p. 65 (Voir aussi l'observation XX V).
(2) Obs. XLVI-L.
(3) Obs. XXIV et XXVII.