DE NOUVELLES ESPECES
Le lamarckisme, comme le darwinisme imposent ia conception de modifications lentes, minimes, innombrables pour la genèse progressive des espèces.
Cette conception, acceptée comme un dogme, semblait au-dessus de toute controverse.
Lorsque, récemment, de Vries fit connaîtra ses observations sur ce qu'il appela les mutations, c'est-à-dire les apparitions brusques de nouvelles espèces végéiales, sans formes de passage avec les espèces ancestrales, ce fut partout, parmi les personnes s'intéressanl à la philosophie naturaliste, la confusion et le désarroi.
On assista, pendant quelques années, à un specfnrle extraordinaire :
Les faits de mutations apportaient au transformisme la seule preuve qui lui manquaii : celle de la vérification expérimentale.
Cependant on vit des tranisformisles s'efforcer de diminuer autant que possibl*^ l'importance des faits nouveaux et la portée de la nouvelle théorie : et, par contre, des adversaires naïfs l'adopter d'enthousiasme, s'imaginant les uns et les autres que lécroulemen* der doctrines classiques entraînerait î'écroulpmenf même de l'idée évolutionniste !