‹ De l'inconscient au conscientChapitre 10 sur 67 · DE NOUVELLES ESPECES · texte numérisé non relu

DE NOUVELLES ESPECES

Le lamarckisme, comme le darwinisme imposent ia conception de modifications lentes, minimes, innombrables pour la genèse progressive des espèces.

Cette conception, acceptée comme un dogme, semblait au-dessus de toute controverse.

Lorsque, récemment, de Vries fit connaîtra ses observations sur ce qu'il appela les mutations, c'est-à-dire les apparitions brusques de nouvelles espèces végéiales, sans formes de passage avec les espèces ancestrales, ce fut partout, parmi les personnes s'intéressanl à la philosophie naturaliste, la confusion et le désarroi.

On assista, pendant quelques années, à un specfnrle extraordinaire :

Les faits de mutations apportaient au transformisme la seule preuve qui lui manquaii : celle de la vérification expérimentale.

Cependant on vit des tranisformisles s'efforcer de diminuer autant que possibl*^ l'importance des faits nouveaux et la portée de la nouvelle théorie : et, par contre, des adversaires naïfs l'adopter d'enthousiasme, s'imaginant les uns et les autres que lécroulemen* der doctrines classiques entraînerait î'écroulpmenf même de l'idée évolutionniste !

Page 1