‹ De l'incubation des maladiesChapitre 13 sur 18 · I. Rapp. des Conf. san. internat · texte numérisé non relu

I. Rapp. des Conf. san. internat

sure (Fracastor), onze mois (Mead), etc. Dans la peste de Nimègue, Diemerbroëk a noté, à côté des incubations de quelques jours, d’autres faits qui en portent la durée à deux ou trois semaines, et même à quelques mois l. D’après Prus, il paraît certain que, loin des contrées où la peste est endémique , en dehors de ses foyers épidémiques et de ses foyers d’infection, elle n’a jamais fait explosion chez les individus suspects après un isolement de huit jours 2. Les maladies d’origine infectieuse offrent des variations non moins étendues dans la durée de leur période d’incubation; des militaires, qui ont contracté en Afrique le germe des fièvres intermittentes, n’en réalisent les accès qu’après leur arrivée en France. Sur 744 cholériques traités en 1 854, dans un hôpital sous tente, près Varna (hôpital du Monastère, n° 1), 170 avaient la diarrhée prémonitoire depuis plus de quinze jours quand elle s’est convertie en choléra. Combien de circonstances peuvent accélérer ou retarder l’explosion! En première ligne, les conditions hygiéniques, la saison, le climat, l’âge, etc. Les pustules vaccinales apparaissent en été plus tôt qu’en hiver. Le législateur a dû s’arrêter à des limitations à peu près justifiées par une longue expérience. La convention sanitaire du 27 mai 1 853 a fixé la durée de la quarantaine pour la peste à dix jours minimum, à quinze jours maximum, pour la fièvre jaune de trois à quinze jours, pour le choléra à cinq jours.

« La corvette La Recherche , partie de Brest pour la Martinique , arrive le 25 août 1 855 à Cayenne, où régnait la fièvre jaune , y séjourne dix-sept jours , s’en éloigne le 1 1 septembre sans malade, arrive le 1 8 du même mois au Fort de-France (Martinique) , où il

\ . Diemerbroëk, De peste, lib. I, cap. x.

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