hoc. citât
biche cinq ou six jours après avoir joué un instant avec un autre enfant atteint de cette maladie1.
On trouvera aussi des observations d’individus qui furent pris de fièvre intermittente pour n’avoir fait que passer auprès d’un marécage ; nous possédons personnellement un exemple de cette rapidité d’action des effluves marécageuses.
En définitive, il nous paraît prouvé que la rapidité d’action de la cause infectieuse est très-considérable, et que , dans les cas de ce genre , elle ne peut être exactement déterminée dans l’état actuel de nos connaissances pathologiques.
En est-il de même lorsque la maladie est la conséquence de l’introduction par inoculation d’un virus dans F économie ?
Des faits trop nombreux existent dans la science, de personnes et d’animaux mordus par des chiens enragés , et chez lesquels la cautérisation immédiate a prévenu le développement de la rage, pour qu'il soit possible denier l’efficacité du traitement dans de telles circonstances.
Mais où la question cesse d’être précise, c’est relativement à l’époque à laquelle on peut encore, avec efficacité, cautériser le lieu de l’inoculation du virus et prévenir ainsi le développement ultérieur de la maladie.
Nous possédons à cet égard des travaux de la plus haute importance dans la médecine vétérinaire ; mais de ce qui est démontré expérimentalement pour certaines maladies, peut-on conclure à une loi générale? Je ne crois pas que la chose soit encore possible aujourd’hui, avec les seuls documents que nous possédons. Quoi qu’il en soit, voici le résumé des recherches
\ . Blache, Mém. sur la coquel. in Arc h. gén. de méd. , 1833
entreprises par M. Renault, à l'effet d’élucider cette partie de la question relativement à la morve et à la clavelée.
M. Renault s’est demandé au bout de combien de temps après l’inoculation du virus se faisait sentir son absorption, et il a cherché à résoudre cette question pour le virus morveux et le virus claveleux, de la façon suivante.
Après avoir inoculé le virus à des animaux, il a cautérisé la piqûre avec le fer rouge, à une époque de plus en plus rapprochée du moment de l’opération, et est en définitive parvenu à ce résultat que , treize chevaux ayant été inoculés avec le virus morveux, et ayant été profondément cautérisés avec le fer rouge après le temps que nous allons indiquer, tous ont succombé néanmoins à la morve aiguë au bout d’une période d’incubation variable.
Voidi le tableau des expériences :