‹ De l'incubation des maladiesChapitre 4 sur 18 · Comment, in H. Boerh. aph., t. V, p · texte numérisé non relu

Comment, in H. Boerh. aph., t. V, p

cette étymologie1, il devrait être restreint à exprimer Faction de l’oiseau couvant ses œufs , parce qu’il indique la position de son corps pendant la durée de cet acte.

Cependant, l’acception du mot primitif s’est étendue avec nos connaissances ; et en physiologie on entend par incubation tout le temps nécessaire à l’organisation des êtres , depuis l’instant de la fécondation de l’œuf, jusqu’à l’éclosion, et, dans cette acception, le terme d’incubation implique bien l’idée d’un travail d’organisation, et non un temps de repos; le temps de repos relativement aux œufs comprend seulement le temps écoulé depuis la ponte jusqu’à l’incubation proprement dite, pendant laquelle commence et s’accomplit le travail organisateur.

Mais notre question de l’incubation des maladies ne nous permet pas de nous étendre davantage sur les détails de cette nature , et par trop en dehors de notre sujet.

Nous devions cependant faire ressortir l’acception primitive du mot, afin de faire immédiatement saisir l'idée des médecins, qui, du domaine de la physiologie, l’ont introduit dans celui de la pathologie. Évidemment cette idée a dû être celle d’un travail préparateur, appréciable ou non ; et d’après l’acception vulgaire, on dit encore aujourd’hui, dans un langage étranger à celui de la médecine, que certaines personnes couvent une maladie, quand elles sont dans cet état intermédiaire à la santé et à la maladie, que nous désignons en termes plus scientifiques, par la dénomination de période prodromique.

Quelques auteurs admettent cependant que pendant l’incubation , il peut déjà y avoir quelques troubles

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