‹ De L'Indépendance Fonctionnelle Des Deux Hémisphères CérébrauxChapitre 12 sur 32 · LA · texte numérisé non relu

LA

« On a cru et on a répété que je nie l'existence de parties servant exclusivement à chacune des fonctionsde l’encéphale. Je n'ai jamais commis cette erreur. Je crois, au contraire, et J'ai toujours cru au moins autant que qui que ce soit, que Chaque fonction distincte s'accomplissait par l’action d'éléments distincts. Mais je nie d’une façon absolue et je prouverai de la façon la plus indubitable qu'il n’existe pas de centres moteurs ou autres tels qu’on les conçoit, c'est-à-dire des agglomérations de cellules formant une masse plus ou moins délimitée, ayant toutes une seule et même fonction, etc. ».

Plus loin, il dit encore : « Chaque hémisphère cérébral est, chez l'enfant, un cerveau tout entier, quant à ses aptitudes ou à ses propriétés, c’est-à-dire qu'il est capable, en se développant, d'arriver à agir comme centre pour les mouvements volontaires des deux moitiés du corps, et comme centre aussi pour chacun des actes appartenant à toutes les autres fonctions cérébrales. Cependant, il n’est pas douteux que ce développement de toutes les aptitudes dans chacun des deux cerveaux ne s'opère d’une manière plus ou moins complète que chez très peu d'individus. Peut-être ne s’opère-t-elle jamais d'une façon absolument complète. Tout au contraire, il est évident que, chez la plupart des individus, ces deux organes encéphaliques, bien que primitivement semblables, se développent de telle sorte que chacun d’eux n’acquiert une certaine puissance que pour certains actes et certaines fonctions. »

Depuis lors, M. Brown-Séquard n'a cessé, dans les diverses communications faites par lui à la Société de Biologie, de soutenir l'opinion que chaque hémisphère est un cerveau tout entier. en un mot que l’homme possède deux cerveaux distincts.

De tous les travaux sur les localisations, celui qui nous in téresse le plus, c’est celui d’Exner (1).

physiologie et la pathologie des diverses parties de l’encéphale. Arch. de physiol., 1877, p. 412.

(4) Exner. Untersuchungen ueber die Localisation der Functionen der Grosshirn des Menschen. Wien, 1881.

Bérillon, ; 4

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