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herborisations. En 4e année, essais des médicaments et des substances alimentaires, analyses biologiques et toxicologiques, microbiologie.
Ce programme est parfait pour faire un excellent pharmacien détaillant ; il renferme même des matières qui pourraient en être supprimées ; zoologie, minéralogie et géologie, car le praticien a rarement l’occasion d'utiliser les connaissances qu’il a acquises dans ces branches.
Le pharmacien qui a bien employé sa scolarité est armé pour essayer les produits que lui livre l’industrie ; il connait les caractères de ceux-ci, il sait quelles sont les réactions théoriques qui ont dû se passer dans les différentes phases de leur fabrication, mais il lui serait absolument impossible d’en fabriquer personnellement.
Il ignore tout des appareils nécessaires, des conditions de pression et de température dans lesquelles il faut opérer ; ne sait rien de l’usine ni de la fabrication industrielle. Il est complètement tributaire du fabricant, souvent étranger à la profession.
Par suite des mauvaises directives des programmes d'Etat, le patron de stage et les professeurs de l’Ecole n’ont jamais guidé l'élève vers l’industrie et celui-ci s’en est complètement désintéressé.
C'était pourtant le moment, quand il y avait pléthore d’étudiants en pharmacie vers 1900 (!) d’en diriger quelques-uns vers les débouchés industriels. Cette voie conduisait à la limitation, créait une concurrence aux allemands et faisait économiser des capitaux français.
Il est très logique que le pharmacien vive de la pharmacie et puisque le détail suffisait à peine pour tous, il fallait l’aiguiller sur la fabrication et lui donner une préparation scientifique et. technique en conséquence.
Les étudiants sont devenus moins nombreux, leur nombre est passé de 3181 en 1900 à 1400 en 1910 et ce nombre va être encore diminué par la guerre. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que le contingent des étudiantes en pharmacie augmente et qu'il continuera
tu) Paul GarnaL. Bulletindes Sciences Pharmacologiques, n°5 7, 8el9 juillletaoût-Septembre 1912. « La Crise de la Pharmacie ».
d'augmenter, car la profession convient parfaitement à la femme.
L'industrie se spécialisera de plus en plus et Ia pharmacie n’échappera pas à cette loi. La pharmacie se vulgarisera toujours davantage dans tous les pays, au fur et à mesure que la civilisation s'y développera et les besoins de médicaments augmenteront considérablement.
Nous avons la seconde place comme fournisseurs mondiaux, ce sera dur et long pour rattraper notre concurrent, mais nous devrons faire tous nos efforts pour y arriver.
La collaboration du corps pharmaceutique a donc toujours sa place à prendre.
Nous allons voir ce qui a été fait pendant la guerre et à notre point de vue ce qu'il faudra faire après.