‹ De l'industrie françoise (volume 2)Chapitre 201 sur 238 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

prohibition pour tous les autres ports , est une injustice envers le consommateur du nord de la France, qui paye plus cher les produits du Levant, et envers le commerce des autres ports, qui ne peut pas opérer directement avec le Levant. Marseille prélevoitun droit sur les marchandises du Levan t , qui abordoient dans son port, pour salarier les consuls des échelles et acheter la protection de son commerce et de ses comptoirs auprès des puissances du pays ; et il eût été juste d’y faire participer tous les François qui auroient voulu partager ce commerce : mais la justice se bornoit là; et si jamais ce commerce se rétablit dans sa splendeur primitive , c’est de ces principes qu’il faudra partir.

Je ne parlerai point de quelques faveurs que les souverains ontfaitesde tout temps à des établissemens auxquels ils permettoient de prendre le titre de fabrique royale. Ces annonces pompeuses n’étoient qu’une distinction qui n’entraînoit, le plus souvent, aucune prérogative.

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