‹ De l'industrie françoise (volume 2)Chapitre 202 sur 238 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Des Franchises.

Il est des positions sur les bords de la mer qui attirent et fixent le commerce d’une manière plus favorable que d’autres, et c’est sans doute là qu’il s’est d’abord établi. Mais la situation d’un port de mer peut être plus avantageuse au débouché des productions de l’intérieur, qu’au versement des denrées étrangères pour la consommation du pays ; elle peut encore être telle, à l’égard des nations voisines, qu’elle forme l’entrepôt naturel de leurs marchandises et qu’elle y appelle leur commerce. Le gouvernement françois a su de tout temps apprécier ce dernier avantage, et distinguer, sous ce rapport, la position de Baïonne , de Marseille et de Dunkerque.

La franchise de Baïonne remonte à une époque très-reculée : des lettres-patentes de 1 483 la consacrent d’une manière positive : le voisinage de l’Espagne y attiroit un immense commerce; les Biscaïens venoients’y pourvoir d’une foule d’objets qu’ils trans-

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