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le premier, a fait voir au public, il y a vingt ans, son jardin et sa maison éclairés par le gaz dégagé du charbon de terre. Ce procédé , dont les habitans de la capitale ont admiré les effets pendant deux ou trois mois, a été bientôt appliqué à l’éclairage de quelques ateliers, en Autriche et er^ Angleterre : peu à peu on l’a perfectionné, et, aujourd’hui, il est employé pour éclairer une grande partie des rues et des maisons de Londres , et quelques établissemens à Paris. Si ce nouveau système d’éclairage a fait moins de progrès en France , c’est , peutêtre , parce que la fonte de fer et le charbon y sont plus chers qu’en Angleterre , et que le coak ( résidu de la distillation de la houille) y est encore moins recherché.
Nous parlerons ici d’un autre genre d industrie qui s’est tellement perfectionné, depuis vingt ans , qu’il forme , pour ainsi dire , un art nouveau , c’est l’éclairage par les lampes. Argand eut d’abord l’heureuse idée de faire passer un courant d’air au milieu des mèches circulaires ; M. Lange y ajouta une cheminée de verre qui détermine un courant d’air plus rapide , rend la flamme plus brillante , élève la chaleur , et brûle la
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fumée. Ces lampes dont l’usage est devenu général , ont été successivement perfectionnées par MM. Quinquet , Girard , Carcel , Rumford, Bordier, etc. Nos artistes se sont emparés de leur construction , et ils en ont tellement varié et embelli les formes , qu’elles sont devenues un ornement de luxe ; la fabrication en est immense , et nous en exportons beaucoup à l’étranger.
L’usage de ces lampes a donné naissance à un autre genre d’industrie , dont^la chimie ne se fûtpeut-être pas occupéede long-temps si cette découverte ne Tavoit provoquée ; c’est celui d’épurer et de dégraisser les huiles de graines par l’acide sulfurique qui en sépare et précipite tout le principe mucilagineux qu’elles contiennent , et les rend plus propres à la combustion.
On avok reconnu, depuis quelque temps, la propriété antiputride du charbon , mais on étoit loin de lui supposer toutes les qualités qui l’ont fait adopter dans les opérations des arts : M. Figuier fut le premier à nous apprendre que le charbon animal possédoit des qualités très-supérieures au charbon végétal pour décolorer les liquides , et il l’employa, avec un grand succès , pour blanchir