CHAPITRE I. 5g
l’objet de nouvelles recherches , et la chimie les a soumises toutes à des principes sûrs , en même temps qu’elle en a perfectionné les opérations.
L’art d’apprêter les peaux tannées et de leur donner la couleur, le poli et la souplesse qu’exigent leurs différens usages , a fait aussi des progrès considérables; ces progrès ont influé d’une manière avantageuse sur nos ouvrages en sellerie, cordonnerie, etc. Les établissemens de Pont-Audemer et ceux de Paris, se distinguent, surtout, par la beauté de leurs produits. MM. Nebel , Thomas, et autres fabricans, fournissent au commerce des cuirs parfaitement imperméables à l’eau.
Nous devons compter, parmi les acquisitions de notre industrie, la fabrication du beau maroquin qu’on avoit constamment importé du Levant : les premières fabriques qui se sont établies en France, sont celle de MM. Fauler Rempli et compagnie, à Choisy-sur-Séine , et celle de M. Mat ter à Paris. Les maroquins préparés dans ces deux établissemens réunissent toutes les qualités que comporte ce genre d’industrie, et rivalisent, pour le prix, avec tout ce
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que le commerce nous avoit fourni jusqu’ici de plus parfait.
Papin avoit démontré, depuis long-temps, qu’à l’aide d’une excessive chaleur on pouvoit réduire les os en bouillie : MM. Darcet père et Proust s’étoient occupés , avec beaucoup de succès , de cette partie de l’économie domestique. Plus récemment M. Cadet- Devaux a prouvé que, par la simple ébullition des os concassés, on pouvoit en extraire une grande quantité de bonne matière alimentaire, très-économique , et il a employé tous les moyens qu’un philanthrope zélé peut mettre en usagé pour enrichir la société de cette puissante ressource. M. Darcet le fils a repris ce travail ; s(u lieu de se borner à l’ébullition des os qui n’extrait qu’une foible partie de la gélatine qu’ils contiennent, il a préféré dissoudre les os par l’acide muriatique très-affoibli, pour en obtenir la totalité du principe nutritif. Le bas prix auquel les fabriques de soude ont fait descendre l’acide muriatique , et la grande quantité qu’elles en produisent , ont rendu l’opération aussi facile qu’économique.
Cent kil. d’os fournissent , par le procédé de M. Darcet , trente kil. de gélatine sèche :