CHAPITRE
qué des vases de grandes dimensions pour la distillation , l’évaporation , les fontes , etc. ; on les livre au commerce à moitié prix de ce que ce métal travaillé coûtoit autrefois. Ces procédés donnent aujourd’hui le moyen de garnir nos ateliers et nos laboratoires , de vases inattaquables par les acides purs les plus corrosifs , et de creusets qui résistent au plus grand feu.
Mais c’est surtout dans les travaux qu’on exécute sur le fer et dans les transformations qu’on lui fait subir pour l’approprier à ses divers usages, que l’industrie a développé le plus de ressources : à l’exception des produits qu’on fait avec le fer tel qu’il sort de nos forges, nous étions tributaires de l’Allemagne et de l’Angleterre pour tous les autres.
De grandes améliorations ont été apportées dans toutes les opérations qui s’exécutent sur le fer depuis son état de minerai jusqu’à son emploi dans les arts. La forme des hauts fourneaux à huit pans a été remplacée par la forme circulaire, et l’élévation a été portée à vingt-cinq pieds au lieu de dix-sept qu’elle avoit auparavant. Cette nouvelle construction , devenue aujourd’hui
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générale , est due à M. Rambourg qui l’a faite établir dans ses forges de Saint-Roch , près Couvins : on obtient, par cet heureux changement, et dans un temps donné, un produit presque double de celui qu’on avoit auparavant. On a remplacé les soufflets à cuir et les soufflets en bois par ceux à piston ou pompes à air; et il en est résulté la réforme de deux roues et de deux paires de soufflets sur trois , une grande économie d’eau, et de l’épargne dans les frais d’entretien : en outre, le vent est beaucoup mieux réglé ; cette amélioration a été d’abord introduite par M. Rambourg dans les forges de Tronçais d’où elle s’est répandue. M. Aubertot a été le premier à tirer parti de la flamme perdue dans les hauts fourneaux et dans les feux d’affinerie , pour cémenter le fer , cuire des briques , fabriquer de la chaux , etc. Les méthodes de carboniser le bois se sont perfectionnées ; on retire plus de charbon qu’autrefois, et en meilleure qualité , d’une quantité donnée de bois; ce qui fait que son emploi dans les fontes et l’affinage est plus économique et plus avantageux. Nous devons à M. Dufaud , maître de forges , à Grossouvre dans le département du Cher,