‹ De l'industrie françoise (volume 2)Chapitre 80 sur 238 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Le mercure entre comme principe dans plusieurs préparations très - importantes pour la chapellerie, la médecine, etc.; on l’emploie à dissoudre l’or pour dorer les bronzes.

En général , ces métaux ne doublent pas de prix lorsqu’on les emploie en leur état métallique ou alliés avecd’autres ; seulement quand on les fait entrer dans la composition des sels , ils acquièrent, dans plusieurs cas, une valeur triple et quadruple ; on ne peut en porter la valeur d’industrie qu’à deux millions , ce qui fait quatre millions pour le commerce.

L’orfèvrerie , la bijouterie , l’horlogerie et les bronzes dorés , forment des objets d’industrie d’autant plus importans , que la France est celle de toutes les nations qui a porté ces arts au plus haut degré de perfection : le goût des dessins , la beauté des formes , la précision et le fini du travail font rechercher aujourd’hui ces produits , et l’exportation en est devenue considérable pour l’Amérique, le Levant et le nord de l’Europe.

L’horlogerie ne s’est établie en France que depuis le dix-septième siècle ; et c’est, en ce IL 1 1

moment, le pays où l’usage des pendules et des montres est le plus répandu.

On estime qu’il se fabrique en France 3oo mille montres par an , tant en or qu’en argent ; ces dernières forment à peu près la moitié de la totalité.

La fabrication des pendules est d’environ cinq mille par an.

En évaluant les montres d’or à 90 fr. , celles d’argent à 20 fr. , et les pendules à 200 fr. , on trouve une valeur de 1 7,5oo,ooo fr.

Il entre pour environ 57 fr. d’or dans une montre , et pour 6 fr. d’argent dans celles de ce métal, ce qui fait l’emploi de 9,45o,ooo fr. de matière première : le laiton et l’acier qui forment les rouages , représentent une valeur si petite qu’on peut la négliger, et néanmoins, la valeur qu’ils acquièrent par l’industrie devient la plus considérable à cause du travail soigné que reçoivent ces métaux, surtout dans les ouvrages d’une grande précision.

L’horlogerie fine se fabrique principalement à Paris , où elle forme un commerce de 19 millions tant pour la fabrication que pour les réparations. La grosse horlogerie est établie dans les départemens du Doubs ,

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