‹ De l'industrie françoise (volume 2)Chapitre 82 sur 238 · ARTICLE VIII · texte numérisé non relu

ARTICLE VIII

Des Substances minérales préparées par le feu des fourneaux.

Nous comprenons sous ce titre , les verreries de toute espèce, la poterie depuis la porcelaine jusqu’aux briques et tuiles, la cuite du plâtre , et celle de la chaux , etc.

L’art de la verrerie en cristal et en verre à vitre a beaucoup gagné de nos jours. La fabrication des glaces et du verre noir s’est soutenue au même degré.

Il y a trente ans , nous importions du verre à vitre et du cristal pour une grande partie de la consommation ; aujourd’hui notre fabrication fournit beaucoup plus qu’à nos besoins, et nous n’avons rien à envier à l’étranger , sous le rapport des couleurs , de la taille et du prix. C’est surtout à MM. Dartigues et de Fougerais que nous devons les perfectionnemens qui ont été apportés à la fabrication du cristal : le premier avoit formé un bel établissement à Yonèche , qu’il a transporté à Bacara, dans les Vosges, du moment que celui de Vonèche est devenu étranger à la France par la fixation

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des nouvelles limites; le second a contribué à donner à la manufacture du Creusot la réputation dont elle jouit. La France possède eii ce moment environ cent quatrevingt-cinq fabriques de verrerie de toute espèce ; et on peut , sans exagérer , en évaluer le produit à 20,600,000 fr.

Sur cette somme le cristal peut être porté pour une valeur de 2,5oo,ooo fr. ; le verre blanc , carreaux de vitre , gobeleterie, etc., pour 8,000,000 fr. , et le verre noir , pour environ 1 0,000,000 fr.

Le combustible forme généralement le dixième de la valeur ; la main d’œuvre , environ le quinzième ; et la matière première , près du tiers : l’entretien des pots , les frais d’établissement et les bénéfices du fabricant, représentent le reste.

Autrefois nous avions trois genres de poterie : la porcelaine , dont le principal établissement étoit à Sèvres ; la faïence, qui, depuis Bernard de Palissy qui l’avôit fait connoître , étoit devenue d’un usage général ; et la poterie grossière, qui a été constamment fabriquée sur les lieux où l’on trouve des terres convenables ; cette

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