‹ De L'industrie francoise (volume 3)Chapitre 116 sur 203 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

le poids de quatre onces pour les bas d'hommes , et celui de deux onces et demie pour les bas de femmes ; il autorise à fabriquer des bas pour l'étranger, de moindre poids et de moins de huit brins ; il permet à la ville d^ Lyon de fabriquer des bas noirs avec la soie teinte , et maintient la prohibition pour les autres villes de fabrique.

L'arrêt du 6 mars 1719, porte que les bas de filoselle et de fleuret pèseront cinq onces , et ceux pour femmes , trois onces.

L'arrêt du aa novembre 1720, autorise à fabriquer des bas à deux fils, pour l'Italie, l'Espagne et autres pays du midi.

L'arrêt du a8 août 1721 , étend le privilège ci-dessus aux fabriques de Toulouse , Carcassonne et autres lieux.

On peut pardonner à Colbert, qui venoit d'enrichir la France du métier à bas et d'assurer une bonne et économique fabrication, d'avoir craint que les bons procédés ne s'altérassent dans les mains des nombreux élèves qui , des ateliers d'Hindret , se répandoient dans les provinces : il crut ne pas devoir laisser divaguer une industrie naissante, et il l'assujettit à des règlemensqui n'étoient que l'exécution littérale des pro-

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et rayées, siamoises , fichus, stinkerques,à l'exception de celles de la ville et fauboui^ de Rouen, cesseront toute fabrication , depuis le premier juillet de chaque année, jusqu'au i5 septembre, sous prétexte de faciliter les travaux de la récolte.

Un autre arrêt du ao février 1 7 1 7 , défend de commencer à blanchir les toiles deliuou el de batiste avant le i5 mars , et d'en recevoir après le 10 octobre , à peine de 5oo it. d'amende.

L'arrêt du s4 août de la même année, porte l'amende à i,5oofr.

L'arrêt du 9 mai ly^S , défend.de recevoir les toiles au blanchissage, passé le dernier septembre.

Ou peut présumer, sur l'énoncé de cesrèglemens, qu'ils ont eu le résultat qu'on devoit en attendre : à mesure que l'industrie fait des progrès chez nos voisins ou que le goût du consommateur repousse les objels réglementés, le gouvernement est forcé de varier ses règlemens; on le voit constamment: occupé à donner à la fabrication l-i latitude qu'elle réclame, pour la mettre an niveau de celle de l'étranger, mais il enraye de nouveau l'industrie et arrête sa marche ,

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