‹ De L'industrie francoise (volume 3)Chapitre 117 sur 203 · CHAPITRE IV. a · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. a

tahdis que celle des peuples voisins poursuit ses progrès : de cette manière, l'industrie Françoise a été constamment en arrière, et il ne lui a été permis que d'imiter ce qui se faisoit ailleurs , sans pouvoir jamais ni devancer ni marcher à côté de celle de l'élranger.

D'autres règlemens ont déterminé des époques de l'année où toute fabrication devoit cesser dans toutes les campagnes :

cette prohibition avoit un but louable en apparence, mais le motif étoit-il juste?

étoit-il applicable à toutes les positions , à toutes les circonstances pour en faire une loi générale ? Avoit-on réfléchi que les nombreux ouvriers qui transportent leurs métiers dans les campagnes ou dans de petites villes, par des motifs d'économie, n'ont que cet état et qu'on compromet leur existence en suspendant leurs travaux ? Avoit-on calculé le mal que fait à une fabrique l'interruption de quelques mois ? Avoit-on pesé les conséquences d'une mesure qui tend à dépeupler les campagnes et à amonceler les ouvriers dans une ville? Ignoroit-on que le travail est une propriété aussi sacrée que toute autre, et que l'autorité ne peut ni en

a^O OE L INDUSTRIE FBAIfÇOISE.

Depuis que la liberté de fabrication a ^té rendue à l'art de la chapellerie, on a fcit entrer dans la composition des chapeaux, plusieurs produits qui ne sont pas mentionnés sur la liste des matières dont on avoit exclusivement autorisé l'emploi : on a varié à l'infini les proportions des mélanges; on a vsimplifié et amélioré les procédés; et l'on fabrique aujourd'hui une si grande variété de chapeaux, qu'il y en a de toutes couleurs , de toute qualité , pour tous les états et toutes les fortunes; ce qui ne peut exister qu'autant que l'industrie jouit d'une entière liberté.

Des Règlemens concernant la Teinture.

Une ordonnance du mois d'aoïjt 1667, réunit sous la même police et dans la même corporation , les marchands maîtres-teisturiers en laine, en soie et en fil , sans que néanmoins les teinturiers en laine puissent teindre la soie ni le fil , et vice versa.

Des gardes et jurés étoient chaînés de faire observer les statuts; et, dans les villes

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