‹ De L'industrie francoise (volume 3)Chapitre 191 sur 203 · CHAPITRE XV. . f\2J · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV. . f\2J

capitaux qu'ils ont placés dans leurs usines ? Tout ce que doit faire le législateur, c'est de calculer les frais du transport des charbons des deux pays jusqu'aux lieux de consommation , et percevoir des droits sur les étrangers , de manière qu'il puisse s'établir une utile concurrence; il doit supprimer, pour les matières d'une aussi grande nécessité que le charbon , tous les droits de navigation , creuser des canaux pour en faciliter la circulation , le dégrever de tout droit d'octroi , et parvenir à en approvisionner tous les ateliers à bas prix. Les miries de charbon ne manquent point à la France, elles sont mêmes réparties de manière ^à pouvoir fournir aux besoins de chaque localité ; mais les communications sont difficiles , les transports sont trop dispendieux; ce qui fait que l'usage en est borné , et que les prix de nos produits manufacturés sont plus élevés qu'ils ne le seroient.

Nous étions naguère tributaires de l'étranger pour les soudes, les aluns, les couperoses, qui forment la matière première de nos arts les plus importans : la chimie en a doté la France , et l'on a mis des droits à l'importation pour propager et encourager

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celte fabricatiun ; on a fait plus, on a dégrevé tie l'impôt le sel q»»i est employé dans les ateliers de soude. Si, aujourd'hui, onsiipprimoitou diminuoit les firoits qu'on a mis sur les produits étrangers de même nature, et qu'on retirât, en tout ou enp^^ tie, la franchise du sel, non-seulement on ■violeroit le pacte solennel en vertu duquel le fabricant s'est déterminé à se livrer à ces entreprises, mais, en trompant la coniiance qu'il a mise dans les actes du gouvernenienl, on perdroit, en un instant , les plus belle* conquêtes qu'ait faites l'industrie françoise. Nous avons déjà parlé du fer, qui est, sans contredit, une matière première tian&lesens le plus rigoureux, puisqu'on ne peut l'employer à nos usages dans l'état où il est importé : nous avons fait connoîlre les résultats qu'entraîneroit la libre introduction de ce métal , et nous ne reviendrons pas sur cet objet. Nous nous bornerons à observer que, tant que le combustible sera beaucoup plus cher en France qu'il ne l'est dans le nord et en Angleterre, la concurrence entre nos fers et les fers étrangers est impossible, el qu'il faut recourir aux droits pour bala] \c. —■-.

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