‹ De L'industrie francoise (volume 3)Chapitre 79 sur 203 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

frans, et dévorés d'obstructions pendant l'hiver ; la peau des boeufs et des vaches est dépouillée de poil ; les toisons des moutons se détachent de l'animal et tombent par flocons , tandis que les premiers présentent tous les caractères d'une parfaite santé, et assurent à leurs propriétaires un meilleur service , et une dépouille plus avantageuse.

Si, à ce fléau destructeur de toute prospérité agricole , nous ajoutons la perte d'environ 20 millions de commerce, que produisoient les salines dç plus qu'aujourd'hui , nous verrons que , de tous les impôts , il n'en est pas de plus funeste et de plus contraire ' aux intérêts de la nation , que celui qu'on a mis sur le sel. Sans doute il faut des impôts ; mais la science du législateur est de bien déterminer les matières imposables, pour ne pas frapper de mort les germes producteurs ; et on peut être convaincu que , de quelque manière qu'on remplace l'impôt du sel , le gouvernement méritera les bénédictions des propriétaires ruraux.

La consommation du sel se borne , en ce moment, à celle de nos usages domestiques, à la salaison des viandes , et à l'approvisionnement de la Suisse et d'une partie de l'Âlle-

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magne: l'exportation, dans ces états, est annuellement d'environ aaSjSSy quintaux métriques. Le Piémont, qui s'approvisionnoit presque en ciilier de nos sels , se fournit aujourd'hui, à ses salines de Sardaigoe, pour les besoins de toule la partie du royaume qui est située au-delà des Alpes.

Les salines de Dieuze, de Moyenvic, de Château-Salins , de Saiilnot, de Salins , d'Arc, de Montmorot, qu'on appelle salines de l'Est , produisent annuellement près de 400,000 quintaux métriques de sel , qui donnent lieu à xin commerce d'environ iSjGoOjOoo fr. , en supposant la moyenne de la valeur du quintal métrique, à 14 fr.

Le produit des droits perçus par l'administration des douanes sur le sel , a été , en 1816, de 42,738,122 francs; en déduisant ^,753,592 fr. fournis par les salines de Test, d'après le bai! passé entre le gouvernement et la compagnie qui les exploite, il reste une recette, provenant des salines du midi ou de l'ouest, de 3g,g84,53o fr.

L'administration des impôts indirects a perçu de son côté sur les sels , 4)475'3a3 fr,

D'oi'i il résulte qu'on a soumis à l'impôt, en 1816, environ ij5oo,ooo quintaux méiri-

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